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 [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)

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Georgia Lolita Jarmusch

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MessageSujet: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mer 23 Sep - 23:45
   
teenage color


   
C'était la soirée du siècle d'après Rooney. D'après tout le monde d'ailleurs, notamment les organisateurs, mais tout les organisateurs disaient la même chose alors Georgie elle fait gaffe maintenant. Enfin un peu, pas trop, disons qu'elle évite de courir dans n'importe quel plan qu'on se met à lui proposer, elle essaie d'être un peu responsable, elle l'est d'ailleurs. Ou du moins, plus qu'avant. Mais là, c'était censé être une pure soirée, elle voulait y croire, il y avait trop de sources sûres pour que ce soit encore une gestion comm' mensongère. Ou peut-être que ceux qui faisaient des soirées bidons pensaient réellement en faire des bonnes, mais pour George c'est impossible, ces gens là ne peuvent décemment pas croire faire de bonnes soirées. Elle met ça sur le compte de l'ironie, voire du cynisme. Pas contrariante la guêpe. C'est la fin de l'été et pour dire au revoir au soleil, Brooklyn se met en fête. C'est dans une friche, un lien bien urbain bien crade comme elle les aime bien que se déroule la soirée, il y a de la musique dans tout les sens, en bas un groupe de rock se produit, en haut c'est un DJ, elle jurerait avoir entendu du Frank Ocean de l'autre côté. Ha merde, plus tard. Avec ses deux chouquettes sur la tête, ses colliers ras du cou comme elle les aime particulièrement, ses lunettes qui à cette heure-ci ne servent plus à rien, et sa tenue estivale, la blondinette déambule de chaque côté comme une enfant que l'on aurait lâchée dans un parc d'attractions. Un espèce de mojito mal dosé mais presque gratuit en main, celle qui joue à la lolita accélère le pas lorsqu'elle pense reconnaître le teint pâle et les cheveux roux de sa pote Dakota. Ca lui fait plaisir de la voir ici, et par la même occasion de faire d'autres rencontres. Hey ça va ? Lance-t-elle à tout le monde tandis que son amie sort déjà un prétexte pour s'eclipser, l'alcool ou une connaissance, elle a rien compris Georgia, elle a juste dit "okay" en souriant avant de s'adresser au type à côté d'elle. Grand, brun, l'air.. douillet ? Douillet dans le sens confortable. Après, chatouilleux ou pas, elle n'irait pas jusqu'à se poser ce genre de questions, il a juste une bonne bouille, Dakota fuit, Rooney s'envoie probablement déjà en l'air.. et Georgia s'en fout. On irait pas voir le concert avant que ça termine ?  Lui, ses potes, qu'importe. Je crois que je viens de me faire larguer par mes potes ahah !  
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Mon péché, mon âme.
Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper,
à trois reprises,
contre les dents.
Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était simplement Lo,
avec son unique chaussette.
Elle était Lola en pantalon.
Elle était Dolly.
Elle était Dolorès sur les pointillés.
Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. "




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Riley L. Morris

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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 24 Sep - 0:41
PANTONE 1895 teenage color
I'm feeling pretty lonely baby, So just let me in
- RILIA
C'est censé être la grosse soirée, le truc de dingue, qu'on a pas vu depuis longtemps. Le genre de soirée que même moi, je vois pas souvent, malgré tous les trucs que je squatte à longueur de temps. J'ai un peu de mal à y croire, mais je refuse jamais un truc comme ça, pas tant qu'on me promet du bruit, de la picole et de quoi mater, voire plus si jamais je me sens d'humeur. Surtout que ça fait une bonne plombe qu'on est pas sortis avec Dakota : Avec le môme qu'elle a dans les pattes, soit elle est trop fatiguée, soit elle trouve personne pour le garder, soit... J'sais pas, tout et n'importe quoi. On arrive à se chopper pour un café de temps à autres, mais les trucs comme ça, nan, plus trop. Donc autant en profiter, faire comme quand on avait dix ans de moins, qu'on déconnait à deux avant qu'elle se range.

C'est un peu le bordel niveau musique, y a de tout partout, ça nous laisse le choix. J'ai le jean qui tombe bas et sans l'habitude, je me vianderais certainement en marchant dedans. Pas que ça me ferait quoi que ce soit, mais avec mon bol, je pourrais finir à l'hosto pour une connerie, ce qui serait particulièrement chiant. Un verre à la main, l'autre se portant à l'étiquette de mon t-shirt retourné, un peu mis à l'arrache avant de venir, j'écoute la miss qui tape la discute en hochant vaguement de la tête, lui faisant signe de continuer. Y a un « hmhm » qui accompagne tout ça, mais c'est pas comme si elle pouvait l'entendre avec le monde et le bruit. Pas tant que je le hurle pas, en tout cas. Et j'aurais l'air con à hurler « hmhm », je pense. Plus que d'habitude, j'entends.

Une tête blonde se pointe, tout sourire, de quoi se désaltérer à la main comme tout le monde dans cette putain de soirée. Elle sourit à Dakota après avoir demandé à l'arrache comment le monde va -enfin, le monde. Le groupe quoi, pas littéralement le monde hein-, et je me demande pourquoi la rouquine m'a jamais parlé de cette nana-là. C'est peut-être récent, je me dis, mais j'en sais foutrement rien, et je pense que la question mérite d'être posée. Mais elle se barre alors que Blondie se retourne vers moi, me laissant avec ce truc qui me perturbe -ouais il m'en faut peu- et auquel je penserais surement plus demain matin.

Je connais sa tête. C'est ce que je me dis quand je la regarde, vraiment. Je l'ai déjà vue quelque part. Mais comme je l'ai dit, ça fait un bail que Dakota et moi on est pas sortis, donc je dois pas l'avoir croisée comme ça. Je fronce un sourcil alors qu'elle me pose une question, j'ai du mal à multi-tasker mais je tente comme je peux de piger ses mots alors que j'essaye de la replacer. Bordel, je l'aurais pas déjà croisée en soirée ?

« Quoi, ils t'ont plantée là ? Une nana comme toi, avec les queutards que tu peux croiser ? Ils ont pas peur, dis donc ! »

Je sais pas qui c'est mais je la connais, bordel. Je sais, faut juste que je me rappelle.
Instinctivement je me tourne vers elle, faisant limite dos à ceux qui étaient avec nous jusqu'ici. C'est quoi le délire, déjà ? « Bros before hoes » ? Meh, fuck it.

« Vas-y, j'te suis. »

Ah ça, j'suis pas compliqué au moins. Je suis prêt à planter les autres là sans même y penser deux fois. J'aurais presque des remords, si je savais pas qu'ils font exactement la même dès que l'occasion se présente. On est un peu des enfoirés entre nous, mais des gentils enfoirés, dans le fond. Je crois que je dois toujours un joint à l'un d'eux, d'ailleurs.


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Georgia Lolita Jarmusch

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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 24 Sep - 0:56
   
teenage color


   
Ce serait donc lui tout court. Sans être d'une naïveté déroutante ou affligeante, Georgia c'est pas trop le genre à magouiller. Sauf si vraiment besoin est, genre vraiment vraiment, mais ça ne lui est pas spontané, pas en soirée, pas comme ça. Ainsi donc, si elle se trouve un compagnon de soirée aussi simplement que ça, c'est sans doute car justement elle ne cherche pas, elle ne cherche rien, jamais. C'est pourquoi elle saoule parfois, tout lui semble trop facile, ça tombe tout cuit dans sa gueule disent certains, les choses se déroulent parfois sans accrocs, s'en est affligeant. Mais le pire, c'est qu'elle s'en plaint pas. Elle est pas ingrate blondie, elle sourit à la vie, hausse les épaules, fonce dès qu'une porte s'ouvre et réfléchit pas trop (parfois pas assez) aux conséquences; quoiqu'elle y fait de plus en plus attention. Mais en bref, on peut rien lui reprocher, même pas d'être une petite conne ingrate. Rha. Elle rigole, avec une sincérité presque enfantine, quelque chose qui donnerait l'impression que le grand brun là il vient de faire la blague du siècle, puis elle secoue la tête, comme pour dire qu'en fait, ben non, il dit un peu de la merde. Mais non ! Ya pas de queutards ici, ici c'est le paradis. Elle est pas conne. Elle sait que si. OH OUI elle sait. Et elle sait aussi en profiter si il faut, mais pas maintenant, là, maintenant, le groupe semble plutôt cool. Et pour Frank Ocean ce doit sans doute être un CD. Se retournant alors, satisfaite, George se fraie un chemin parmi la foule délurée jusqu'à arriver dans la petite fosse où, se retournant, elle tend la main à l'inconnu pêché à tout hasard pour l'accompagner. Les amis de mes amis sont mes amis, c'est pas ce qu'on dit ? Parce que, à cet instant, c'est précisément ce qu'elle se dit la Lolita. Ça va, c'est plutôt pas mal ! Qu'elle dit un peu fort se hissant à l'oreille de Monsieur douillet, pile quand la chanson se termine et que le groupe annonce la fin. Naaaaan c'est sérieux ? Ahaha merde, bah désolée. Terminant son verre elle ajoute : Au fait moi c'est George, j'te le dis car ça sera plus simple.   
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Riley L. Morris

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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 24 Sep - 1:18
PANTONE 1895 teenage color
I'm feeling pretty lonely baby, So just let me in
- RILIA
Bon, c'est cool si je la fais rire, c'est déjà un bon début. Ca me dit pas qui c'est, mais ça commence bien au moins. Elle nie un peu, mais je sais qu'elle sait. Et elle doit savoir que je sais qu'elle sait. Y a du queutard ici.

« Si, y a moi par exemple. »

Je sais pas si elle l'entend ou pas, à vrai dire je m'en fous un peu. Énormément en fait, c'est pas comme s'il fallait absolument qu'elle l'entende, ça m'échappe juste comme ça parce que je sais pas fermer ma gueule. Elle se met en marche, je suis, docilement, comme je lui ai dit. Ca aurait été con que je me barre à cet instant, en la laissant en plan, mais la tête qu'elle aurait fait aurait pu être sympa. Je suis pas crevard à ce point, surtout pas quand la nana de l'histoire ressemble à ça, donc je suis gentil et je la talonne. Elle est zarb' un peu, elle me tend la main quand on arrive, alors que j'aurais tendance à le faire pendant le chemin, histoire de pas pommer l'autre. Bah, si ça l'éclate, je vais pas me plaindre. J'attrape sa paume, me rapprochant d'elle et profitant de la musique, mon premier regard se portant sur le batteur, réflexe qui me lâchera jamais je pense.

Elle pousse un peu sur ses pieds pour complimenter le groupe, ma main se portant instinctivement au bas de son dos pour la retenir au cas où elle se vautre -sait-on jamais, dans une fosse. Enfin, doit y avoir un soupçon de geste parfaitement conscient quand même.
A peine fini-t-elle sa phrase que le set se termine, m'arrachant un rire à moitié noyé dans le brouhaha des gens qui bougent pour aller s'éclater ailleurs.

« Pas de soucis, va ! »

Elle picole puis reprend, lançant les présentations qui sont utiles, mais peut-être pas complètement indispensable.

« George ? Sérieux ? C'est pas très sexy ça ! Pour de vrai ou c'est un diminutif ? »

Y a des parents tellement tarés que ma question est pas si débile que ça, dans le fond. Ma cervelle se remet à fonctionner à plein régime, alors que je fouille ma mémoire à la recherche d'une George. Peut-être que je l'ai croisée y a quelques années déjà, j'ai l'impression que c'est pas très récent. Mais son nom me dit rien, alors j'ai surement pas vraiment parlé avec. Et, même si un truc me perturbe, je me rappelle pas avoir niqué avec non plus. Bordel de merde, je sens que je vais en chier avec ça.

« Moi c'est Riley ! Dis, » Je hoche de la tête en direction de sa main, qui tient désormais un verre vide, « Tu veux qu'on aille remplir ça ? »

Si on m'accuse de vouloir la bourrer -et je parle ici d'alcool-, je dirais simplement que c'est pas avec la merde qu'ils nous servent qu'elle risque vraiment de se retourner la tête. Ou alors, pour se murger avec ça tout en supportant le dosage foireux, faut déjà être bien.


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Georgia Lolita Jarmusch

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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 24 Sep - 1:49
   
teenage color


   
Elle se marre un peu, l'ambiance est bonne, tout le monde est libre, c'est vraiment l'impression que lui donnent ce genre de soirées. Li-ber-té. Elle n'échangerait ce sentiment là pour rien au monde, sans doute la raison principale de son goût prononcé pour les voyages, les voyages par soi-même en voiture, en car, à pieds, un sac à dos sur.. le dos, et une carte quand on a pas la 4G. Li-ber-té, dans la nature, dans l'inconnu et dans le tourbillon de la ville parmi les drogués, les alcoolisés : heureux d'être ici, heureux d'être en compagnie. Heureux tout court, même si ça ne doit être que pour six heures. C'est déjà six bonnes heures. Le courant passe naturellement, loin d'être paranoïaque Lolita ne se formalise pas de la main posée de celui qu'elle apprend être Riley. C'est elle la première à avoir établi un contact physique, après tout. Riant un peu elle hausse les épaules : Bah, en fait c'est Georgia. Mais j'aime bien me la pêter et dire George, ça me fait penser à George Sand. Je connais pas beaucoup de bouquins mais elle j'ai retenu, avec Musset c'était des sacrés cochons. De vrais Français ! Qu'est-ce qu'elle en savait de la sexualité des Français ? Elle était sûre de savoir, qu'importe les sources. Tout le monde savait ! Non ?  Haussant les sourcils, attentive au "dis" que venait de prononcer le grand brun à l'accent marqué, accent qui, sans doute car british, le rendait dans une certaine mesure moins douillet que séduisant, Lolita hoche la tête avant de faire un "stop" avec sa main. Nonononono la queutard, tu me saoulera pas. Je suis, insaoulable ! Fait-elle avant d'avancer vers le bar, histoire de montrer qu'elle est pas sérieuse, qu'elle n'a pas réellement peur ou que, bêtement peut-être, elle ne peut pas l'imaginer mal intentionné pour deux sous. Pourtant des petits (gros) cons avec des bouilles adorables c'est pas si rare que ça. Mais Georgia n'a pas envie de penser à ça. C'est une grande fille. Tu te l'aies déjà faite Dakota ? Demande-t-elle sans détour avant de taper sur le bar : Vodka ! ça semble déplacé, pour elle c'est plutôt normal, avec ses potes elle parle cul librement, et Riley commence à la faire se questionner. Dakota est sexy, du moins elle trouve, alors elle se demande, est-ce qu'ils l'ont fait ou pas ? Est-ce que cela changerait quelque chose pour elle ? Trop de questions, on s'en fout. Mais juste, c'est marrant, ça le situerait dans le groupe. Secouant la tête, amusée par sa propre version de voir les choses, elle corrige : Tu la connais depuis longtemps ? T'as pas l'accent d'ici en fait.
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Riley L. Morris

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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 24 Sep - 2:18
PANTONE 1895 teenage color
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- RILIA
C'est donc une Georgia qu'il faut que je cherche dans mes souvenirs. Même si ça change pas trop de là où j'en suis, pour être tout à fait honnête. Elle me fait doucement marrer, pour de vrai, quand elle me parle de ces français à la réputation sulfureuse, fière qu'elle est de m'annoncer qu'elle aime y faire référence. Apparemment ravie que les gens l'associent à ça. Je sais pas si c'est volontaire, je me pose pas trop la question, je m'en fous un peu. Elle se fait l'image qu'elle veut d'elle, moi je suis.

Elle a l'air partante pour le verre, bien qu'elle me rembarre direct, amusée, ses gestes contredisant quasiment immédiatement ses mots. Elle a bien entendu, donc. Et elle me cherche, un peu. Surement pour déconner, mais c'est pas trop le genre de pari qu'il faut me lancer. Parce que je suis prêt à jouer le jeu n'importe quand, et que j'ai tendance à gagner ces conneries-là. Le souci avec les filles saoulées, c'est que comme je suis un minimum décent -si si, quand même-, je me sens obligé de les ramener chez elle, ou tout du moins de rien leur faire. Et si ça, ça nique pas un plan, je sais pas ce qui le fait.

Je sais pas si elle lâche souvent des bombes, comme ça, en plein milieu de conversation avec des gens qu'elle connait pas, mais celle-là est balèze.

« Putain, si je touchais du fric à chaque fois qu'on me l'a posée, celle-là ! »

Je la laisse commander comme une grande, faisant un vague signe au type derrière le bar pour signaler que je vais surement en avoir besoin aussi.

« Nan, je me la suis jamais tapée. Pourquoi, on a l'air ? »

Je me la suis surement jamais tapée parce qu'à l'instant où une nana passe dans la case « amis » de ma boîte crânienne, je peux plus y toucher. Trop de trucs, trop d'histoires, trop de bordel, trop d'attaches. C'est dangereux, ces conneries-là. J'ai pas envie de m'étendre plus que ça là-dessus, on s'en fout des raisons pour laquelle je l'ai pas tringlée, j'ai envie de dire. Ouais, j'aurais pu tenter y a des années. Mais nan. Enfin, elle enchaîne, je me plains pas.

« Ça doit bien faire... Dix ans que j'la connais, quelque chose comme ça. A peu près au début du lycée, quand on est arrivés aux USA. On s'est rencontrés en soirée, on a réalisé qu'on était tous les deux des « étrangers », on a trouvé ça fun. Il nous en fallait peu, à l'époque, pour trouver un truc fun. »

Pas que ça aie beaucoup évolué avec le temps, en tout cas en ce qui me concerne. Le barman pose les shots devant nous, je glisse de quoi payer sur le bar.

« Nan, j'ai pas trop l'accent d'ici ! Je suis de Liverpool, pour tout dire. Et malgré dix ans ici, j'ai tenu à garder mon accent absolument dégueulasse ! Ça agace du monde, ça en fait marrer d'autres, et ça fait poser des questions... Toi, t'es du coin ? »

Je sais pas pourquoi on cause de ça, c'est pas franchement le truc le plus excitant du monde, surtout dans ce genre de soirée. Mais j'ai du mal à la fermer quand je commence sur un truc, c'est plus fort que moi.
Je vide mon shot, et fais signe pour redemander la même alors qu'il vient tout juste de claquer contre la surface du bar.


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Georgia Lolita Jarmusch

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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 24 Sep - 2:43
   
teenage color


   
Pas con, c'est un classique : une fille, un garçon, on les imagine forcément au pieu. Enfin bizarrement personne ne croit en l'amitié fille garçon, ou même en y croyant, c'est pas suffisant pour venir au premier plan. Pour Georgia ça devait sans doute être un peu pareil, bien que c'était surtout de la curiosité, ne s'étant elle-même pas tapée Dakota ça l'aurait amusée quelque part de rencontrer quelqu'un qui pouvait peut-être lui raconter. Comme si les gens racontaient ça comme ça. Pas spécialement. Répond la blondinette sans hésiter, sa question motivée par aucun dessein particulier si ce n'est questionner et apprendre.  Waouh, dix ans d'amitié, c'est plutôt pas mal. Georgia écarquille un peu les yeux pour souligner son respect avant de rire un peu amusée, écoutant les réponses que Riley fournit sans difficultés, sans se poser de questions. Simple quoi le mec. Le regard de blondie glisse sur les billets que son nouveau "poto" tend au serveur. C'est plus fort qu'elle mais elle trouve ça sympa, un peu plus que sympa même. Parce que, malgré leurs blagues graveleuses il a pas du tout l'air du type à fond pour la "pécho" ou quoi que ce soit du genre. En plus elle l'a abordé toute seule, comme une grande, autant dire qu'il ne l'avait pas cherchée. Du coup, le fait qu'il le fasse, là comme ça sans poser de questions bah.. malgré tout les "girl power" que mademoiselle encourageait, elle trouve actuellement ça plutôt cool. "Yo bébé ce soir c'est moi qui régale", à cette idée elle se met à pouffer avant de hocher la tête à nouveau. Ahaha c'est vrai que tu parle crade mais je trouve ça trop cool. T'façon quand vous êtes anglais c'est cheaté vous avez des points de charisme en plus. Dit-elle amusée avant de boire sa vodka et lever la main directement après Riley pour préciser qu'elle aussi elle en reprendra. Ouep, tu parle à une New Yorkaise boy, ça aussi c'est du charisme en plus. Les premières notes du Real Slim Shady se font entendre, George se met à frétiller. Oh MON DIEU !  Elle avale sa vodka cul sec avant d'attraper le bras de Riley pour le tirer à nouveau dans une autre direction. Pour se mêler à la foule. Elle danse, sautille, mieux encore, elle se met face à Riley et imitant le rappeur gangsta elle chante la chanson, enfin rappe plutôt, qu'elle connaît parfaitement, feignant le naturel (alors que ça cachait de longues séances de chant sous la douche pour réussir à la dire parfaitement). Déjantée, second degré, Georgia déconne sans se poser de questions. Allééééé me dit pas que tu connais pas parce que t'es anglais hein. Bah, maintenant qu'elle en était sûre elle le charrierait gratuitement là dessus, oui oui.  
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Sam 24 Oct - 2:07
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- RILIA
Je peux pas m'empêcher de rire quand elle lâche cette histoire de points de charisme. Déjà, parce qu'elle me caresse dans le sens du poil, et que j'adore ça. Mais aussi parce qu'elle est assez grande pour se flatter toute seule, et que ça a un certain charme, dans le fond. Certains supportent pas ça, moi je trouve ça fun, parce qu'elle a pas l'air de se prendre particulièrement au sérieux. Ouaip, elle est assez rafraîchissante. Enfin, si mon « parlé crade » me file des points en plus, comme elle dit, raison de plus pour continuer.

Elle s'empresse de vider son verre, comme si elle avait la police au cul, puis attrape mon bras et me tire assez brutalement loin du bar, me laissant à peine le temps de finir le mien. Dire qu'elle a l'air de savoir ce qu'elle veut est un euphémisme, étant donné qu'elle me trimbale depuis qu'elle m'a vu. Ça me dérange pas plus que ça, sinon je suivrais pas comme un gentil garçon sage, mais bordel, faut pas s'attendre à un signe pour prévenir qu'on va se faire embarquer, parce qu'il y en aura pas. Je peux pas m'empêcher de me demander si elle est comme ça tout le temps, si elle est aussi surprenante dans tous les domaines. J'ai bien l'impression que j'ai pas fini de manquer de perdre un bras, arraché au fur et à mesure que le temps passe. Pas que je le sentirais passer, en soi, mais ça pourrait être chiant pour tout un tas de choses par la suite.

Elle rappe, totalement à fond, se lâche complètement, me laissant admirer le spectacle, aussi amusé que surpris par une maîtrise qui trahit de longues heures à s'époumoner dessus.

« Eh, c'est pas parce que je suis anglais que je suis le plus gros cul-terreux que t'aies jamais vu ! Un peu de respect, quand même ! »

J'essaye d'avoir l'air un peu outré par ses propos, mais je suis à peu près certain que mon expression est loin de ça, et surement plutôt proche de la tête du mec qui dit des conneries que j'ai en quasi permanence.

« Je suis juste pas foutu de rapper, j'me suis pas acharné sur une seule chanson pendant plus de dix ans comme un taré juste dans le but de me la péter, moi ! Aller, avoue, tu prépares ton coup depuis que t'es ado juste pour tenter de serrer un mec bluffé par tes talents, hein ? Faut avouer que ça révèle une certaine technicité au niveau de la langue, ça pourrait bien marcher... »

Nan, exagérer fait absolument pas partie de mes habitudes, surtout quand il s'agit de tenir des propos graveleux grâce à ça. Pas mon genre, du tout. J'suis un putain d'enfant de cœur moi. Mais c'est elle qui a commencé à me provoquer, alors bon.

« Mais du coup, dis moi, miss New Yorkaise, imiter Eminem pour niquer, ça marche ? Parce que dans ce cas je devrais peut-être te piquer ta technique... »

Ton et sourire léger, le but, c'est d'éviter de passer pour un putain de gros lourd. Je passe vaguement une main sur ma nuque, mes doigts se perdant un instant dans mes cheveux qui commencent à être un peu trop longs.

« Plus sérieusement, c'est ta cam ça ? C'est cool, ça a du être pas mal chiant de réussir à la sortir comme ça ! »

Et mon début d'admiration est même pas faux, parce que je déconnais pas, quand je disais que je suis infoutu de rapper. Même si ça pouvait sauver ma vie, je pourrais pas.


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Lun 26 Oct - 0:07
   
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Sur ce point, Georgia a tendance à faire comme les clichés l'exigent, tantôt avec second degré, tantôt malgré elle : mademoiselle a beau avoir voyagé, elle a beau adorer la nature, pour elle tout ce qui n'est pas New York est, d'une certaine manière, un peu "moins bien". Moins vivant, moins urbain, moins éclectique, moins pratique, moins branché, moins impressionnant. Moins tout. Bien quand même, mais moins bien. Et, même en ayant une forte envie de découvrir l'Angleterre (et rassasier ses oreilles de leur accent qu'elle affectionne particulièrement), elle ne connait finalement que Londres et a la fâcheuse tendance à croire que le reste ne constitue que des campagnes. Quand le rosbeef se met à la chambrer, Georgia rit avant même qu'il n'ai fini, avant de relever les yeux vers lui, avec un drôle d'air. L'air de celle qui saisit les sous-entendus, plus si "sous", d'ailleurs.  ✤ Démasquééée.. Geint-elle, amusée, avant de secouer la tête (pour se contredire, ou "dépassée" par l'humour de l'inconnu douillet attrapé sans consentement ? on ne sait pas trop) , avant d'ajouter : ✤ Je ne sais pas. Je viens d'essayer, alors dis moi, ça marche ? Demande-t-elle, naturellement, simplement. Avec une forme qui frise presque le "small-talk", rendant sa question finalement pas si "chaudasse" qu'elle en a l'air. Mais il est pas évident de savoir si elle rigole à 100%, entre le fait qu'ils ne se connaissent pas, le cadre, et l'alcool..
Se retournant vers "la scène", et se positionnant aux côtés de Riley, la Lolita hausse les épaules. ✤ Ouais plutôt, mais ça comme beaucoup d'autres choses qui n'ont rien à voir. Un peu, mais un coup dans le nez facilite tout. Au bout de quelques minutes, la blondinette se met à sortir son téléphone et filmer la soirée, tournant doucement sur elle-même, pour faire un panoramique, avant de se retrouver face à l'Anglais qui la pousse à relever un peu les bras. ✤ Je dois faire kikoo vue comme ça, mais ça va rendre bien. Souris moi ? Lui lance-elle avant d'appuyer sur le stop et ranger son téléphone. ✤ C'est pas de moi, de quitter une soirée si tôt, mais je devrais pas tarder. Conclue-t-elle alors, sans pour autant encore bouger d'un pouce.
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Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper,
à trois reprises,
contre les dents.
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avec son unique chaussette.
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mar 3 Nov - 0:02
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Est-ce que ça marche ? Je sais pas si c'est vraiment Eminem, j'en doute, mais ouais, elle me plait bien. Je garde ma réponse pour moi, pas trop certain de ce que je peux dire, de s'il y a vraiment besoin de dire quoi que ce soit, en fait. A son ton, j'hésite, parce que ce qui était une taquinerie me fait maintenant la même impression que si on parlait météo : C'est décomplexé, normal, peut-être un peu trop. Alors que ça devrait pas l'être, pas que je sache en tout cas. Quand je sais pas si je dois déconner ou répondre pour de vrai, je préfère la fermer, ça vaut mieux. Soit je passe pour un con parce que je réponds « pas sérieusement », soit je passe pour un con parce qu'au contraire, j'ai pas saisi l'humour. Bref, on s'en bat.

J'acquiesce vaguement de la tête, lâchant un bref bruit de gorge censé montrer ma compréhension pour ce qu'elle me raconte, mais je suis pas certain qu'il s'entende, pas plus que mes « hmhm » pour Dakota d'un peu plus tôt. Elle sort son téléphone, me faisant hausser un sourcil, et me vexant le bref instant durant lequel je me dis que je dois sacrément l'emmerder pour qu'elle fasse ça. Elle commence à tourner sur elle même, et mon agacement se change en un amusement facilité par ma très légère alcoolémie, le genre de truc qui rend tout un peu plus facile, et qui me ferait presque passer pour un lunatique.
Je peux pas m'empêcher de sourire pour de vrai quand elle me le demande, de ce genre de sourire plein de dents qui me donne parfois l'air d'un môme, mais qui exprime bien plus sur ma joie de l'instant que mes mots ne pourraient le faire. Puis, parce que c'est bien plus fort que moi, je me retrouve à tirer la langue et froncer rapidement le nez avant qu'elle range son portable.

« Aw, sérieux ? Tu vas m'abandonner là, alors que la nuit est encore jeune ? » Bon, plus forcément si jeune que ça, mais c'est vrai qu'il est tôt pour se barrer de soirée. « Mais si tu pars, qui me fera la cour à grands renforts de paroles de rap ? »

Elle bouge pas plus que moi, et je pèse le pour et le contre de mes possibilités : Essayer de lui forcer un peu la main, de la pousser à rester encore, et risquer de paraître pour un gros lourd, ou la laisser faire et partir à la recherche de la rouquine qui s'est peut-être déjà cassée, pour rejoindre son fils ou je sais pas quoi.

« Tu me laisses t'offrir un dernier verre, George, avant de me fausser compagnie ? Et après j'essaye d'arrêter de te saouler, sinon tu risques de comprendre mon plan et de prendre peur ! »

Je raconte décidément que de la merde, moi. Mais ça vaut peut-être le coup de tenter, je pense. En tout cas je crois. Là, qu'elle se barre comme ça alors qu'elle a pas franchement l'air motivé à bouger, ça semble pas bon. C'est pourri comme fin de soirée. Enfin, fin de soirée. On me comprend, quoi.

« Et après je te raccompagne chez toi ! »

Oui bon okay, là c'est pas sérieux. Sauf si elle veut que ce soit sérieux, et dans ce cas ça l'est. Mais autrement non.


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mar 3 Nov - 1:11
   
teenage color


   
Il ne répond pas. Il ne répond pas et Georgia commence à se dire qu'elle souhaitait une réponse. Elle faisait comme si tout lui était égal, comme si tout n'était que plaisanterie, mais en fait, elle aurait bien aimé, qu'il réponde. Qu'il réponde quoi ? Il était difficilement imaginable de le voir dire "oui ça a marché", qu'auraient-ils fait ensuite ? Ils seraient allés dans une cabine histoire d'assouvir l'envie ? Pas que ce n'était pas le genre de Georgia, elle ne sentait pas cette dynamique entre eux. Elle avait du mal à saisir ce qu'il y avait entre eux en fait, si ce n'est de l'humour, de la sympathie et un peu de gringue. C'était sans doute plus que la moitié des mecs qu'elle s'était tapé en soirée, mais c'était peut-être justement trop pour agir un peu comme des bêtes. Et si il avait répondu "non" ? En riant ? Serait-il en train de rire, provocant l'égale frustration que celle qu'elle ressentait déjà, ou aurait-il répondu sincèrement, sous couvert d'une blague pour faire passer le tout ? La vexant alors pour de vrai. Le manque de réponse piquait, mais l'un comme l'autre étaient sans doute bloqués. A jouer aux cons, ils se retrouvaient cons, concrètement.
Le sourire qu'il lui accorda la stoppa presque l'espace d'un instant, l'espace d'un instant G. eut comme du "mal" à en rire, parce que, sous les blagues, en fait, Mr Douillet il lui plaisait bien. Elle ne savait pas trop si elle devait s'en réjouir, "soigner le mal par le mal", se trouvant un nouveau mec dans le viseur pour enterrer une fois pour toute son histoire avec Ariel qui l'avait plaquée sans trop de ménagement et surtout sans trop de raisons. Tellement peu de raisons qu'elle avait imbécilement souhaité tout l'été qu'ils puissent se remettre ensemble lorsqu'il reviendrait. L'espace d'un instant, Riley avait balayé tout ça, juste avec sa mimique qu'elle venait de lui découvrir. Mais peut-être était-ce triste à pleurer, être capable d'avoir un crush aussi rapidement, pour pas grand chose, comme une lycéenne.

Elle se marre, pas certaine d'avoir entendu la première phrase, comme si elle avait "bugué" , avant de répondre : ✤ Ah personne, je suis la plus douée à ce jeu là. , reniflant légèrement, elle observe un peu autour, ce qu'il se passe, bien qu'il ne s'y passe rien de plus que quelques minutes auparavant. Elle a dit devoir partir et est aussi prête de le faire que de sauver le monde. Tournant la tête vers le grand brun, Georgia pouffe avant d’acquiescer d'un hochement de tête. ✤ C'est parce que tu fais déjà bien trop peur que je dois partir.. le charrie-t-elle avant de se diriger vers le bar. A ce moment, il sort une dernière phrase, qui lui fait froncer les sourcils.. et sourire en même temps. La blondinette le regarde, agréablement surprise, elle se risque à jouer son jeu. ✤ Okay, j'ai bien besoin d'un gentleman pour rentrer en sécurité. Elle appelle le serveur et lui demande une margarita. ✤ Williamsburg, c'est pas trop loin, ça sera pas trop chiant, tu regrette pas ta proposition ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mar 3 Nov - 1:43
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- RILIA
« Vraiment ? T'as peur de pas résister à mes charmes, c'est ça ? Ou c'est parce que je suis pas New Yorkais et que t'as peur que je te vole tes affaires ? »

Et c'est reparti, je recommence avec ça alors qu'elle repart vers le bar, me rendant bien plus heureux que ça ne devrait le faire. Faut être honnête, j'espérais franchement qu'elle dirait oui, et là elle fait bien plus que ça. Je sais pas trop ce qu'on fait, à quoi on joue, mais elle a l'air partante et je vais clairement pas faire machine arrière, pas maintenant.

« Gentleman, hein ? Tu m'as percé à jour, il semblerait ! Je savais que je pouvais pas le cacher longtemps sous mes airs de mauvais garçon ! »

Je commande un rhum-coca, niant vaguement de la tête pour mes propres conneries. J'aime pas être sérieux, et là, c'est clairement pas le moment pour l'être. En tout cas, rien m'y force, au contraire. Ça se taquine, ça se titille, ça se tend des perches, et parler sérieusement risque plus d'alourdir la conversation et de tout niquer qu'autre chose.
Bordel, je pensais pas que ça marcherait vraiment, qu'elle dirait oui. C'est le genre de truc qu'on balance un peu au hasard, qu'on peut balayer par la suite comme étant une blague si jamais ça marche pas.

« Je regrette pas du tout, surtout que c'est mon coin aussi, alors le détour sera pas trop grand. »

Détour, détour. Okay, je vais pas m'en cacher, j'espère pas avoir à faire de détour du tout, je crois bien. Je mentirais si je disais que je finirais pas méga déçu si je me retrouve à rentrer chez moi après. Pas pour autant que je vais m'imposer, j'ai mes limites. Mais ouais, retourner auprès des chats et du coloc, meh.
Le serveur pose les verres et je glisse sur le bar les derniers billets du budget alcool que j'utiliserais de la soirée. Je me tourne vers Georgia, verre à la main.

« Bon, ben santé alors ! »

Sur le coup, je suis assez content d'être à New York, parce que j'aurais pas à me justifier de pas avoir de voiture pour la raccompagner. De un, je pense pas que ça la dérange particulièrement, elle a pas l'air d'être le genre de nana à vouloir être trimbalée partout en caisse avec chauffeur. De deux, même si j'avais une bagnole, dans cette ville ça serait juste la galère. Okay, à cette heure, ça serait un peu moins pire que dans la journée, mais j'aurais jamais pu venir ici en début de soirée comme ça.

« Le métro ça te va ou tu préfères le taxi ? Si ça peut te rassurer, je me fais jamais emmerder. Et dans le cas où ça arrive, je suis super-héros à mes heures perdues, même si ça se voit pas. »

Quand on y réfléchit, c'est pas tout à fait faux, je suis un genre de Kick-Ass. Un peu. Ça compte, nan ?


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mar 3 Nov - 2:26
   
teenage color


   
Je le savais que t'étais bouseux ! le chambre-t-elle, vis-à-vis de sa remarque sur le fait qu'il pourrait lui piquer des affaires, avant de rire comme une gamine en secouant la tête. Ils agissaient presque de la même manière, ils riaient, se chambraient, se faisaient du gringue "l'air de non", puis secouaient la tête. A observer, c'était presque pire que d'observer deux sims. ✤ Comment tu vas faire maintenant que je vais ruiner ta réputation en avouant à tout le monde qu'en fait, tu es gentleman ? Lui lance-t-elle avec un geste de la tête accompagnant ses mots, un peu comme un "KESTUVAFER, TUVASRIENFER", en moins agressif.  Surprise, la blondinette affiche plus une mine du style "mazette" avant de hocher la tête : ✤ Williamsburg ? On est des putains de clichés. Bien joué. Levant son verre pour trinquer, elle répond avec enthousiasme avant de boire une grande gorgée de margarita. Elle imagine déjà la voix de Dakota si elle la voyait faire. Dakota. Ben merde, elle était où celle-la ? Ils allaient aller chez elle, enfin chez elles.. et G. ne pouvait pas la prévenir, enfin si, un sms et le tour était joué, mais peut-être s'avançait-elle un peu en disant qu'il allait venir chez elles. Lâchant un léger rire face à ses propres pensées, Georgia se fit l'effet d'une protagoniste de comédie américaine foireuse qui réfléchissait trop pour rien, ou avait peut-être un peu trop envie pour être intelligente. Elle se retrouvait à magouiller dans sa tête tandis que Riley lui parlait transports. Elle se mit à rire, encore, autant pour ce qu'il disait que par ce qu'elle pensait, pouvait-il avoir idée qu'alors qu'il demandait "taxi ou métro" , Georgia se demandait à peu près "baise ou pas baise". ✤ Va pour le métro, Captain Britannia lâche-t-elle alors avant de finir son verre, puis se diriger vers la sortie, attrapant son téléphone. Elle texotte rapidement sa rouquine de colocataire "Je rentre, pas seule, je crois, jferme la porte du couloir, jte dis tout demain XOXO". Elle range son téléphone, elle se sent presque gênée, putain d'adolescente, elle rit encore, puis le regarde.

Quai de métro. ✤ Mon Dieu, j'ai plus l'habitude de boire autant.
Rame de métro. ✤ Quoique, je tiens encore plutôt bien, ça va, c'est tout un exercice l'alcool, en fait.
Sortie de métro. ✤ Rien que ton allure a repoussé les caïds, nous voilà presque à la fin du périple.
Marche. ✤ Tu regrette pas d'avoir quitté la soirée ?

Porsche. ✤ ... on y est, c'est Sex and the City, ou "Que pensent les hommes", peut-être Love Actually, ou Girls. Elle soupire, blasée par elle-même, elle qui pourtant, depuis son adolescence, n'a jamais reculé, qu'importe les mauvais propos que l'on pouvait tenir à son égard. ✤ Ben.. merci, je suis arrivée entière. Dit-elle alors, pouffant un peu avant de monter quelques marches pour ouvrir la porte, elle finit par redescendre vers Riley. ✤ J'ai pas envie de faire semblant. Ce seront ses dernières paroles, maintenant elle se demande : vent ou pas ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Ven 6 Nov - 0:53
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« Je sais pas, j'imagine que je vais devoir te faire confiance et espérer que ça reste entre nous ! »

Mes mots sont un peu mélangés à un début de gloussement que je peux pas retenir quand elle gesticule, un peu n'importe comment. Cette fille est barje, et c'est pas pour me déplaire. Je préfère ça à celles qui se prennent trop au sérieux. En même temps, si elle se prenait trop au sérieux, je doute que j'aurais tenu les mêmes propos tout au long de la soirée, et qu'on en serait arrivé là. Tout se serait déroulé d'une toute autre manière, je pense.

Captain Britannia. On me l'avait jamais faite, celle-là, mais j'adopte quasiment directement le surnom, gonflant le torse comme un coq, mi sérieux, mi déconneur, pour lui montrer que ça me va. Je la suis dehors, la regardant pianoter sur son portable, peut-être pour prévenir des potes qui seraient restés sur place qu'elle se barre, ou pour prévenir d'autres gens qu'elle rentre, je sais pas trop, et je vais clairement pas aller vérifier. Je devrais prévenir Bellamy que je sais pas encore si je rentre ce soir ou pas, mais j'ai un peu la flemme, et ça prend le pas sur tout le reste. Au pire, c'est pas la première fois que je rentre pas sans prévenir, donc il ira pas se dire que je suis mort dans une rue sombre. Et bordel, le jour où je meurs vraiment dans une rue sombre, on trouvera mon corps que bien plus tard, parce qu'il se sera dit que je suis resté dormir chez une nana...

On discute tranquillement sur le chemin, aussi naturellement qu'auparavant, et j'essaye tant bien que mal de pas me demander comment ça va se passer, parce que si je me mets à réfléchir, ça va se voir. Arrivés devant chez elle, je regarde le bâtiment, parce que le coin me fait penser à un truc, mais j'arrive pas trop à me rappeler quoi. Je crois que c'est une constante, ce soir. Avoir des trucs qui me rappellent d'autres trucs, mais sans être foutu de mettre le doigt dessus. Bordel de merde. Je fronce les sourcils, légèrement, serre les mâchoires, doucement, avant de soupirer en me disant que de toute façon, je m'emmerde pour pas grand chose, et que c'est pas trop le moment de se prendre la tête pour une connerie du genre. Si ça doit me revenir, ça reviendra. J'espère.

Quand elle s'éloigne, je reste planté là, en bas des marches, en la regardant s'éloigner. Je peux même pas dire que j'ai vraiment tenté, parce que si j'avais voulu, j'aurais pu être bien plus clair sur mes intentions, quelles qu'elles soient. Je glisse mes mains dans mes poches de jean, me redressant un peu quand elle se retourne pour redescendre un peu l'escalier, me rapprochant d'elle alors que de nouveaux mots franchissent ses lèvres. « Faire semblant ». Mes yeux parcourent son visage alors que, avec ces quelques marches d'écart, elle est à peine plus haute que moi.
On trouvera peut-être dans mes gestes une hésitation presque adolescente, un doute de quelques instants, alors que je me rapproche encore, mon regard alternant entre ses lèvres et ses yeux. J'ai pas particulièrement envie de parler, je sais pas particulièrement quoi dire de pertinent. Je suis même pas certain qu'il y ait besoin de dire quoi que ce soit sur l'instant, pour être tout à fait honnête. Ce qui prend que quelques fractions de secondes me semble une éternité, à la manière de tous ces premiers gestes qui nous font bien trop fonctionner la cervelle.

Y a des gens qui disent que le premier baiser entre deux personnes, c'est toujours quelque chose de particulier, quelque chose qui, même si c'est rien d'important, renverse quand même un peu votre monde. Y a aussi ceux qui disent que ça change que dalle, que c'est la même chose que toutes les autres fois. Tout ce que je sais, c'est que là, les bruits de la rue s'atténuent deux secondes, comme si j'avais la tête dans le coton, le temps que je me ressaisisse et que je passe un bras dans son dos, mon autre main se posant sur sa nuque. Normalement, je me suis pas foiré, et j'ai pas tout compris de travers. Oh bordel, si j'ai compris de travers, je vais me manger une mandale.


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Sam 7 Nov - 1:48
   
teenage color


   
D'habitude, ça ne ressemble pas à ça. Les rencards, Georgia elle ne connaît pas vraiment, s'en est pas un, du moins ça n'en n'était pas un, mais la fin y ressemble terriblement. Elle pensait que ça n'existait que dans les films, que ce genre de cliché demeurait justement au rang de cliché sans jamais s'immiscer dans le commun des mortels, pas dans son commun à elle en tout cas. Mais tout les ingrédients étaient réunis, le quartier de Williamsburg qui, avec les petites marches, lui rappelait Carrie Bradshaw et son Greenwich Village, et les pots de glace qu'elle avait mangé en la regardant elle et ses rencards, ses baisers échangés, ses au revoir, ou ses retrouvailles. Romanesque. G. réservait ça à la fiction, pas à sa réalité. Et d'habitude, ça ne ressemblait pas à ça, d'habitude le baiser s'échanger par une pulsion soudaine, enivrée d'alcool, sans doute. D'habitude, ça se faisait tout seul, pas très proprement, pas très glorieusement, façon un peu grunge.

Comme c'est
adolescent un souvenir de la pluie sur
les cheveux, sur un skateboard, sur
la cote
C'est adolescent comme c'est
adolescent ce souvenir, de toi moi sur
les rochers, de ballades en été,

on accelere le temps
Sur nos planches a roulettes
Et quand on aura vingt ans
On sera chanteurs
Et on se fout du vent
On grille une cigarette
Et quand on aura vingt ans
On sera chanteurs.


C'est adolescent comme c'est adolescent
les jours pluvieux
Et ma planche cassée en deux, du sang sur
les coudes
Ohohoh
C'est adolescent comme c'est adolescent
les bruits d'orage
Qui bercent les nuit d'octobre

On accélère le temps
Sur nos planches a roulette
Et quand on aura vingt ans
On sera chanteurs
Et on se fout du vent
On grille une cigarette
Et quand on aura vingt ans
On sera chanteurs.



Elle le regarde, sans bouger. La bouche légèrement entrouverte, dans l'attente sûrement, naturelle ou poussée par un espoir, celui qu'il saisisse, qu'il ne la prenne pas pour une pauvre fille, qu'elle n'ai pas mal interprété le feeling qu'ils avaient. Elle a rarement à demander Georgia, d'habitude, elle prend pas le temps de voir, de regarder. Rarement avant Ariel, jamais depuis Ariel. Il a un léger soubresaut, la paupière ou la mâchoire , elle a déjà oublié ce grâce à quoi elle a remarqué la tension (le doute ?) chez Riley. Peut-être qu'il la trouve vulgaire, avec ses histoires de George Sand et Alfred Musset, ses dragues imprévues à base d'Eminem et sa tenue idéale pour aller à la plage, ce qui la fait frissonner d'ailleurs maintenant qu'ils ont quittés la chaleur de la soirée pour rejoindre un coin certes vivant, mais moins bondé. Moins artificiel. Elle angoisse peut-être, pas sûre d'elle, honteuse de comparer automatiquement une rencontre amusante avec une scène romantique, à une fraction de seconde près, elle annulait tout. Mais son cœur s'est soulevé. Par surprise, peut-être, certainement. Comme un condamné face à l'attente, Georgia est soulagée, émue, elle ne sait pas par quoi, elle met ça sur le compte d'un désir latent qu'elle a tenté de faire taire par l'humour, alors que chaque vanne stimulait ce désir un peu plus à chaque fois. Contre toute attente. Elle a l'impression de trembler l'espace de deux secondes avant de passer ses bras autour du coup de Captain Britannia, tandis qu'il pose ses mains sur elle. Le baiser, le premier baiser va pour s'éteindre, mais la blondinette n'attend pas que leurs lèvres soient tout à fait détachées pour lancer l'initiative d'un second baiser, resserrant son étreinte, diminuant l'espace qui les sépare, maintenant que leurs conneries ne sont plus là pour poser un soupçon de doute. C'est tendre. Ça lui fait un pincement au cœur. La situation est presque ambiguë, ça la met presque mal à l'aise, comme un léger doute, c'est peut-être la première fois qu'elle s'imagine faire des rencontres, des vraies rencontres, depuis sa rupture. Elle ne le connait pas ce garçon, mais il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
Se détachant doucement, mordillant sa lèvre, comme une enfant embarrassée, G. se met à soupirer avant de lâcher un léger rire, un sourire sonore plutôt, elle passe une main dans les cheveux bruns de Riley avant d'ôter ses bras, briser l'étreinte pour l'attraper par la main, dans la continuité de leur soirée, et le tirer vers l'intérieur. Il n'y a pas grand chose à dire. Elle est muette en comparaison avec les heures précédentes, la candeur mêlée à l'audace de leur envie mutuelle donne un contraste qui lui met du baume au cœur, à Lolita.
Ouvrant la porte discrètement, la blondinette entre dans son appartement avant de laisser passer son invité puis refermer la porte derrière lui. Elle le regarde, amusée, avec son air badin avant de dire, d'une voix moins forte que celle employée pendant toute la soirée : ✤ Je vis avec une amie, mais on a plus ou moins chacune notre "aile", donc ça va. , elle rit un peu, de le guider vers le couloir puis fermer la porte. Comme elle l'avait mentionné à Dakota.
La manière de faire la surprend. C'est hors-norme. Elle enlève machinalement ses chaussures, à l'aide de ses pieds, sans avoir à se baisser ou à utiliser ses mains, lorsqu'elle entre dans sa chambre, un peu arty, un peu simple, chaleureuse, à brique, à plantes, à guirlandes, mais pas kitsch. Elle a l'impression d'avoir à nouveau quinze ans, ramener un garçon chez elle, secrètement, lui montrer sa chambre, et pas savoir par où commencer. Georgia pose ses lunettes sur le bureau puis défaits ses petits chignons, qu'elle aime bien appeler des "kikis". ✤ Gentleman, hein ? le charrie-t-elle en se retournant avant de rire un peu en le regardant. Il ne lui en faut pas plus. Juste cet air, un peu innocent, qu'il a l'espace d'un instant, pour revenir à lui, glisser les mains dans sa nuque et l'embrasser, avec moins de candeur que d'envie cette fois, reculant doucement sur le lit.

 
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mar 10 Nov - 0:45
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- RILIA
C'est agréable de sentir ses doigts dans mes cheveux, ça l'est moins de la voir s'éloigner, même si son rire me force à sourire. C'est le genre de son qui peut passer en boucle dans une tête, ça, le genre de son qui résonne et qui réchauffe, parce que c'est naturel, c'est vrai, et c'est terriblement agréable à entendre.
Le chemin jusqu'à son appartement se fait dans le silence, ma main dans la sienne, comme plus tôt dans la soirée. Elle m'aura clairement traîné tout du long derrière elle et, bien plus sage que d'habitude, je dois avouer y prendre pas mal goût. Le silence est loin d'être gênant, loin d'être pesant, comme il pourrait l'être dans une toute autre situation. Elle ouvre la porte de chez elle doucement, la referme derrière moi une fois rentrés, puis m'explique à voix basse qu'effectivement, elle vit pas seule. Une amie, c'est toujours mieux qu'un ami, remarque. Cette histoire d'aile me force à regarder autour de moi, et je me retiens de lâcher un sifflement impressionné. Bordel, je fais pas le poids moi à côté, avec l'appart' que je partage avec Bellamy. Je suis sûr que je pourrais caler un kit de batterie dans ce genre de piaule, contrairement à ce que j'ai. Elle me trimbale encore, et je peux pas m'empêcher de regarder les pièces traversées avec un début de fascination. Oui, j'ai déjà vu de grands appart', merci, mais voir un bout de femme comme elle vivre dans un truc pareil, ben ça a de quoi forcer le respect, un peu. Ça me rappelle que j'ai absolument aucune foutue idée de ce qu'elle fait dans la vie, mais je vais pas aller lui demander maintenant.

Sa chambre est bien différente de la mienne, avec ses teintes chaudes et ses guirlandes qui font baigner la pièce dans une lumière assez discrète, le genre de truc qui contraste complètement avec la vie en dehors de cet immeuble. J'observe ça comme un môme, les yeux grands ouverts, un peu captivé, pas vraiment surpris, tandis que je l'entends bouger à travers la pièce.

« Hm ? »

Je fronce doucement et rapidement les sourcils quand elle m'interpelle, un peu surpris, ayant un peu perdu le cour de mes pensées, et son rire me déstabilise. Putain, je suis trop distrait, c'est pas possible. Faut que je me reprenne absolument, je peux pas passer la nuit à mater sa chambre alors que je peux la mater elle.
Clairement, elle a de toute façon pas l'intention de me laisser m'occuper d'autre chose que d'elle, alors qu'elle prend la situation en main et nous guide sur son lit. La délicatesse qu'il y avait en bas des marches s'efface peu à peu, laissant place à un désir brut que mes mains transmettent sans peine alors qu'elles glissent le long de ses côtes nues. Le fait de pouvoir poser mes doigts contre sa peau m'arrache un frisson, trahissant une envie que j'ai depuis bien trop tôt dans la soirée. Là, maintenant, il n'y a de place dans ma tête pour rien d'autre que nous deux, que la situation de l'instant présent. Les questions que j'ai pu avoir tout au long de la soirée sont bien loin, et si elles me reviennent, ça sera pas avant que je sois éloigné d'elle. Mes lèvres glissent le long de sa mâchoire, ma respiration se fait un peu moins régulière.

La seule envie que j'ai, là, maintenant, c'est de la ravir, c'est de la faire mienne dans le sens le plus propre du terme. J'ai l'impression d'avoir accumulé tout du long une tension, sans en avoir conscience, et de crever maintenant à l'idée de libérer tout ça, de me laisser aller, de me laisser guider par mon instinct corporel. L'une de mes mains vient se glisser dans ses cheveux détachés alors que mon souffle effleure la peau de son cou. Le changement est brutal. Il y a quelques minutes, je restais à m'émerveiller comme un enfant, et là, il me serait impossible de volontairement m'éloigner d'elle. Pas que je le veuille, soit dit en passant. Mes lèvres se portent de nouveau aux siennes alors que j'essaye de me modérer, l'une de mes cuisses glissant entre ses jambes, mon corps à la recherche d'un contact presque urgent avec le sien.


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 12 Nov - 3:43
   
teenage color


   
Le changement était radical. Autant dans les faits que dans les ressentis. Ils n'avaient pas mentis, tout au long de la soirée, lorsqu'ils se vannaient à propos d'une éventuelle séduction entre eux; d'éventuels plans pour réussir à allonger l'autre. Ils n'avaient pas mentis; mais l'humeur enfantine qu'ils avaient naturellement partagés les avait rendus presque plus amicaux que "romantiques". Du moins c'était l'impression que la blondinette avait parfois eut, elle se sentait parfois flirter, et parfois "friend-zonnée".
Sans l'avoir analysé, Georgia s'était naturellement fait une idée sur ce que pouvait être Riley, et il la surprenait agréablement. Sous ses mimiques de gamin, sa gueule d'innocent et ses yeux parfois naïfs, Riley révélait une ardeur, presque une impatience, qu'elle ne lui avait pas soupçonné. Elle ne savait pas précisément ce à quoi elle s'attendait en le désirant, mais il était mieux. Ils s'étaient impatientés, se déshabillant que très peu, emportés par une fureur adolescente et une alchimie évidente; avant de rire un peu, presque honteux de leur propre urgence. Son désir pas totalement rassasié, voire même d'autant plus éveillé par leur première et audacieuse union, Georgia, allongée en travers du lit, s'était mise à gigoter un peu pour ôter sa jupe sans se redresser, femme-enfant jusque dans ce genre d'initiative, avant de tourner la tête vers le grand brun tout en ôtant l'espèce de brassière noire qui lui avait servi de haut pour la soirée. Ça lui avait fait une sensation étrange de se déshabiller, se dévoiler entièrement nue, après-coup, alors qu'il était toujours habillé, alors qu'il n'était pas Ariel. Sans être complexée, ça la rendait un peu timide, l'espace de quelques secondes, elle eut même l'idée un peu bête d'imaginer qu'elle n'était pas au goût de Riley. C'est pourquoi elle l'avait fixé, cachant sa volonté d'être rassurée derrière un regard qui se montrait peut-être espiègle. Et il l'avait fixée, pas dans les yeux, ce qui l'avait rassurée bien que l'espace d'une seconde peut-être, Riley avait semblé.. absent. La blondinette s'en était brièvement inquiétée, mais l'élan avec lequel le Britannique s'était reprit, avait ôté son propre haut, puis rejoins Georgia l'avait très rapidement rassurée. Ils n'avaient plus étés timides ou inquiétés de la nuit.




Ses deux mains plongées dans les cheveux de Riley, Georgia resserre les poings "agrippant" les cheveux de Captain Britannia alors qu'elle sent, à nouveau, son corps se faire envahir par une sensation de vague brûlante. Quelques secondes plus tard, Georgia se détend et embrasse doucement son amant avant qu'il ne se détache d'elle. Elle finit par se redresser et se faire un chignon avant d'attraper ses mouchoirs. Avec un léger rire, la blondinette finit par se tourner vers Riley ✤ Je ne sais pas quoi dire.. je crois que ma technique Eminem fonctionne plutôt bien. lui lâche-t-elle alors avant de rire. Elle finit par s'allonger à nouveau, sur le ventre cette fois, fixant toujours l'anglais,tout en redressant un peu ses jambes, les faisant bouger, un peu comme une enfant avant d'ajouter : ✤ Tu veux rester ?. Fixant Riley quelques secondes, Georgia finit par reposer sa tête sur le lit, puis tendre le bras pour "piquer" le flanc du jeune homme avec son index.




 
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Ven 13 Nov - 0:22
PANTONE 1895 teenage color
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- RILIA
Quand elle se relève pour rattacher ses cheveux, j'ai envie de tendre la main pour l'en empêcher, pour enfouir mes doigts entre ses mèches blondes encore une fois. Je me contente de m'allonger sur le dos, laissant de nouveau mon regard se perdre sur les murs de sa chambre, sur les guirlandes accrochées partout, puis sur elle finalement, alors qu'elle m'arrache un rire, un vrai, en revenant sur Eminem.

« Faut croire que c'est effectivement une technique qui marche avec moi ! »

Elle passe d'une chose à l'autre tellement naturellement que ça en serait presque déstabilisant. Elle est là, complètement nue, à blaguer encore une fois sur l'un des morceaux de notre discussion de la soirée qui a surement joué sur là où on en est maintenant. Et c'est assez génial, je mentirais si je disais le contraire. Elle s'allonge sur le ventre, balançant ses jambes l'air de rien, et je me tourne un peu pour l'observer. Quand elle me fixe, j'hésite un peu. Le fait de rester ou non dépend beaucoup de mon humeur, de comment ça s'est passé, de la personne qui est déshabillée à côté de moi. Et là, ça s'est super bien passé, je peux pas le nier. Puis au fond, même si je voulais partir, ça serait quand même super tendu de balancer un « eh ben écoute nan, c'était fun mais je dois rentrer maintenant » ! Se barrer avant le matin, c'est plus facile quand la personne dort. Bref.

Elle s'amuse à toucher mon flanc avec son doigt et m'arrache un gloussement et un bref mouvement de recul, réflexe de survie que j'ai adopté au fil des ans. Si de base je suis ultra sensible à ce genre de choses, après avoir couché avec elle, mes nerfs sont un peu à fleur de peau, et je sens qu'il m'en faudra peu avant de craquer et de me mettre à rire comme un môme.

« Ouais, si tu veux. »

Au sourire que j'ai, je sais bien que j'ai pas l'air de lui faire une faveur, que ça se voit que ça me fait plaisir de lui tenir encore compagnie. Avec elle c'est simple, c'est pas prise de tête. Après le premier baiser de tout à l'heure, y aurait pu avoir tout un tas de questions, parce que c'est pas le genre de truc que j'ai en soirée, ça se passe pas exactement comme ça. Mais rien, c'est juste... Juste super simple. Et ça, ça me va.
Me redressant un peu, je fouille du regard le tas éparpillé de vêtements sur le sol, puis récupère mon boxer, l'enfilant rapidement avant de me rallonger, passant rapidement une main dans mes cheveux, la laissant glisser sur ma nuque, puis retomber sur le matelas. Yep, j'ai pas l'intention de partir d'ici, pas tout de suite en tout cas. Je suis d'ouverture demain -aujourd'hui ?- mais j'ai encore un peu de temps avant de devoir filer, histoire de prendre une douche, de changer de fringues -parce qu'après une soirée, celles que j'ai là sont pas forcément les plus portables- et d'aller assurer avec le peu de sommeil que j'aurais eu, si j'en ai. Ce dont je doute. Me tournant sur le côté, je peux pas empêcher mon regard de suivre la courbe de son dos, sa chute de reins, ses fesses, tout ce qu'il y a à même pas un bras de distance.

Tout ce que j'avais déjà vu avant même de l'avoir rencontrée, tout ce que je connaissais plus ou moins avant même de pouvoir la regarder nue. Quand, il y a pas mal de temps, la vidéo a tourné, ça nous avait éclaté, surtout avec Dylan. Des potes de potes. Une sextape. Forcément, ça parle de cul, de gens qu'on connait, et ça se répand comme une traînée de poudre. C'est pour ça qu'elle me disait quelque chose dès le début. Et bordel, c'est quand même un peu bizarre. De se dire que c'est la première fois qu'on couche ensemble, mais que c'est pas la première fois que je la vois à poil. De l'avoir vue allongée sous, mais aussi sur un autre, et d'ensuite l'avoir eue entre les mains.

« Du coup, je sais toujours pas ce que tu fais de tes journées... »

Je pense pas qu'elle fasse actrice porno, ça aurait fait bien plus de bruit que ça, si une pote de Dakota faisait ce métier là. C'est un peu bateau comme question, mais c'est une info sur elle que j'ai pas. Je sais qu'elle drague en utilisant Eminem, en insultant les anglais, et qu'elle aime bien la vodka et la margarita, mais ça j'en sais rien. C'est un peu... Étrange, au lit, comme ça, mais j'ai pas forcément envie d'attendre de la recroiser pour discuter. Et l'ambiance a pas l'air hostile à ce niveau là. A aucun niveau, d'ailleurs.


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Ven 13 Nov - 1:23
   
teenage color


   
La réaction de Riley est encore plus forte que ce qu'elle aurait pût imaginer. Elle pensait l'enquiquiner vite fait, pas le faire quasiment bondir. Georgia se surprend à le regarder avec des yeux brillants, se mordillant la lèvre, elle est touchée par la simplicité, voire la candeur, de Riley. Elle était fascinée par les mimiques des gens, c'était sans doute l'une des raisons qui la poussait à vouloir les enregistrer dans sa boîte, les cerner via sa caméra, les isoler du monde réel et les remettre en boucle si besoin est, faisant revivre un moment passé, un soupçon de rien, qui constitue à ses yeux un tout. Et ça, elle l'avait saisit en aimant et en voyageant, amatrice d'abord, Georgia s'était rendue compte qu'elle pouvait faire ceci toute sa vie, et tentait de le réaliser.
Elle aurait volontiers enregistré Riley à ce moment là, avec ce sourire, puis ce rire. Elle avait un bout de lui, dans son téléphone. Fermant les yeux quelques secondes, blondie pouvait le revoir durant l'acte, son souffle, ses plaintes, la manière dont il l'avait regardé. C'était en contraste parfait avec son comportement actuel. ✤ Pffffffff. pouffe Georgie lorsque Riley lui annonce rester "si elle voulait", il n'avait clairement pas l'air de se forcer, elle le chambra alors : ✤ Trop aimable. La tête posée sur le lit, elle observe Riley l'observer. C'est un peu étrange, l'espèce de proximité qu'ils partagent, comme si de rien n'était, juste comme ça.
A la question qu'il lui pose, Lolita se redresse, un sourire différent sur les lèvres. Elle n'est plus amusée, ou du moins, plus de la même manière, mais ça reste positif. Peut-être qu'elle est satisfaite, ou flattée. Quelque chose du genre. ✤ Je suis cadreuse, la journée. Répond-t-elle alors en un sourire sonore avant de se lever pour attraper un large t-shirt blanc, posé sur le dossier d'une chaise, puis de l'enfiler avant de revenir s'installer sur le lit, en tailleur cette fois. ✤ Je savais pas trop ce que je voulais faire, je suis partie à l'université mais j'ai plus picoler et tout ce qui va avec qu'autre chose. J'ai eus l'occasion de partir en roadtrip pendant peut-être.. deux ans, et.. elle eut un soupir, plus pour rassembler ses idées qu'autre chose, signifiant peut-être inconsciemment que ce qu'elle racontait simplement l'était un peu moins. Mais Georgia n'avait aucune envie de mentionner son passé amoureux ce soir, pas spécialement pour le soir en question, mais plutôt pour la personne avec qui elle passait la nuit. Elle n'avait pas envie de donner l'image de la larguée, de la meuf qui couche puis parle de son ex, elle voulait juste être "G." , et laisser Riley vierge de tout savoir concernant ses romances passées. Ironique, puisqu'elle ne savait pas qu'il l'avait déjà vue faire l'amour avec l'ex en question. ✤ à force de filmer les voyages, je me suis rendue compte que je pouvais très bien faire ça toute ma vie, mettre des moments en boîte. , termine-t-elle alors, d'une formule un peu bancale, un peu enfantine. ✤ Et toi ? lui lance-t-elle alors, en toute logique, avant de remuer pour s'installer un peu plus près de lui et passer un doigt sur l'une de ses plus grandes cicatrices. ✤ C'est p'tet indiscret mais qu'est-ce qu'il t'es arrivé ?




 
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Mar 17 Nov - 15:26
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- RILIA
Je la regarde se relever, puis aller chercher quelque chose à se mettre sur le dos, un peu déçu de perdre la vue. Mais j'ai plus ou moins commencé, donc je peux pas trop me plaindre là-dessus. Je me laisse retomber sur le dos, l'écoutant, un peu fasciné. Deux ans de road-trip, c'est clairement pas rien, surtout à notre âge. J'ai pas particulièrement les moyens de me payer ce genre de délires, et même si je cherche à me démerder sans, je pense que plus d'une personne s'opposerait au fait que je me barre à travers les Etats-Unis. Parce que seul, on peut pas particulièrement me faire confiance en ce qui concerne le fait de prendre soin de moi. Putain, je suis certain que ça ferait criser Dakota, si je décidais de tout plaquer et de voyager seul. Elle est parfois plus chiante que ma mère en ce qui concerne ma santé, ce qui est pas évident. Enfin, je me plains pas, avec elle y a pas de pitié...

Je la laisse faire le tri dans ses idées, silencieux, parce qu'elle a clairement pas fini de me raconter. Puis elle reprend, et m'arrache un sourire, encore, mais un qui s'éloigne de ceux qui ont étiré mes lèvres toute la soirée. Il est peut-être plus simple, moins amusé, encore plus sincère. Elle aime ce qu'elle fait, et c'est absolument génial. Ça se voit, elle le porte. Elle a la chance d'avoir trouvé sa voie, de faire ce qu'elle veut de sa vie. Bordel, ça me rendrait presque envieux, ça.

J'inspire un peu histoire de parler à mon tour, mais mes muscles se contractent un peu quand elle suit du doigt l'une de mes cicatrices. Je déglutis, avec un peu de peine. Je fais rien, je l'en empêche pas, mais je me laisse un peu de temps.

« J'ai pas fait l'université, pas même commencée. J'ai déjà eu un mal de taré à terminer le lycée, alors j'ai même pas tenté plus loin. J'ai jamais été scolaire, au grand désespoir de mes parents... Quand j'ai fini le lycée, j'ai commencé à enchaîner les petits boulots, les trucs cons qui demandent pas des connaissances de taré. Beaucoup de vente, un peu de restauration. » Vraiment très peu...
« Et puis j'ai commencé à bosser il y a quelques années pour un mec qui gère une friperie, dans le coin. Le Buffalo Exchange, ça te dit un truc ? Ben je bosse là, donc. C'est un peu le seul truc que j'ai réussi à garder, je sais pas trop comment. J'imagine qu'il arrive à tolérer mes conneries... Donc ouais, vendeur de fripes, c'est carrément moins le rêve que cadreuse, hein ? »

Je soupire un peu, hésitant. Le silence s'étire un peu avant que je me décide à reprendre.
« A propos de cette cicatrice-là, j'ai... Eu un accident de voiture peu après mes vingt ans. Juste moi, la caisse, et une sortie de route. J'ai fini alité un bon moment, et ça et quelques autres, c'est un petit mémo sympa datant de ce jour-là. »
Est-ce que je conduisais trop vite le jour où c'est arrivé ? Surement. Est-ce que j'avais manqué de prudence ? Certainement. Je pouvais au moins me réjouir du fait d'avoir été le seul impliqué, en jouant au con j'aurais pu faire bien plus de dégâts que ça. Tant pour moi que pour d'autres.
« Autant te dire que je conduis plus depuis ça ! »

J'essaye d'y mettre un ton flirtant avec l'humour, pour noyer mon gloussement de gêne, pour éviter que l'ambiance soit trop lourde, que la conversation vire au triste, au glauque, à n'importe quoi d'autre que ce que c'était. J'aurais pu éluder la question. J'aurais peut-être dû, j'en sais rien. Discuter de ce genre de truc avec une nana qu'on a rencontré le soir même, c'est peut-être pas le truc le plus astucieux du monde. Mais bon.


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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 26 Nov - 22:33
   
teenage color


   
Elle attentive Georgia, ça la fascine, en quelque sorte, la manière dont ils sont passés de l'humour sans répit, au sexe sans répit (disons le) et maintenant .. au répit. Ils se parlent avec sérieux, sans non plus en faire trois tonnes. Leurs armures ont glissées en même temps que les vêtements, et les voilà prêts à faire ce que sans doute peu de "plans culs" font. Mais rien ne dit qu'ils sont en passe de devenir cela, la situation le laisse penser, mais pas leur réaction, et ce dès le premier baiser. Il y a quelque chose, ils s'intéressent mutuellement et sont à l'aise, naturellement. C'est surprenant. Les récits des marginaux, comme disent ses parents, lui plaisent toujours. Elle les écoute souvent parler "ces gens là", comme disent toujours ses parents, ils ont d'autres obligations, d'autres moyens, une autre façon de voir la vie aussi. C'est d'ailleurs cette façon là qu'elle a adopté, contrairement à son amie d'enfance, Chanel.
Georgia rit un peu, elle est brièvement gênée lorsqu'il compara sa situation à la sienne et secoue la tête. ✤ Je me suis toujours dit que je devais passer dans cette boutique et j'ai jamais pris le temps de le faire ! Ça craint. Je devais sans doute attendre de te connaître, pour avoir des réductions. Plaisante-t-elle, chipie, avant de poser sa main sur son torse, s'arrêtant alors de les parcourir du doigt lorsque Riley semble prêt à en parler. ✤ Wow. fait la blondinette en écarquillant les yeux avant de parcourir le corps de l'anglais du regard. Elle essaie de visualiser, ça paraît glauque comme initiative, mais ça l'impressionne. Est-il miraculé ? Son overdose lui semble vraiment être la chose la plus stupide au monde quand elle entend l'explication du grand brun, bien que seul face à une sortie d'autoroute, il est naturel de se demander si il roulait "dans les règles". Mais loin d'être moralisatrice, G. a un léger sourire sonore à la plaisanterie de son amant. ✤ T'as compris qu'à New York on a pas besoin de voiture.. plaisante-t-elle à son tour, pensant qu'avec lui ce genre de blagues ne devrait pas le vexer. Après quelques anecdotes, l'ambiance est de plus en plus calme. Georgia se glisse un peu plus près de Riley et, glissant une main dans son cou, elle l'embrasse tendrement avant de nicher sa tête dans son cou. Le poids de la nuit blanche commençant à peser sur ses paupières.


 
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MessageSujet: Re: [Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)   Jeu 26 Nov - 23:31
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Ouais, c'est vrai qu'à New York même, avoir une caisse a pas grand intérêt. Et comme je quitte jamais la ville, ou jamais seul, c'est pas comme si ça me manquait réellement. Enfin, si. Conduire me manque pas mal. Mais c'est pas vital, loin de là.
On continue d'échanger, juste nos deux voix dans le silence de sa chambre, silence tout relatif dans la ville qui dort jamais. L'impatience, l'excitation, la frénésie, tout est passé, laissant simplement un calme qui s'étire de plus en plus. Ma voix se fait de moins en moins forte tandis que la sienne se noue à la fatigue, pour se taire finalement alors qu'elle se rapproche, ses doigts glissant contre ma peau. Quand elle m'embrasse, mon corps se raidit un peu, et je me force à me détendre quand son visage vient se caler sous ma mâchoire. Ma main vient se glisser dans sa nuque pour jouer avec les quelques mèches qui s'échappent de son chignon, et j'écoute son souffle se faire plus lent, plus régulier.

Je sais pas combien de temps je passe là, « seul », à observer sa chambre alors qu'elle dort. Je suis pas à l'aise. Je suis pas à l'aise parce qu'il y a bien trop de tendresse dans tout ça pour que je puisse me dire que c'est comme d'habitude. Bordel, je serais pas foutu de me mentir à moi-même en disant que ça n'a rien de différent des autres fois, des autres femmes avec qui je rentre qu'une seule nuit. Depuis le début -le début ? Nan, depuis ce baiser en bas de chez elle, le jeu est pas le même que celui que je connais, que celui que j'affectionne ces soirs où j'attends rien, où je laisse les choses se faire.
Ça a un côté agréable, ce calme, cette délicatesse, qui m'échappe depuis plusieurs mois. Mais putain ce que ça me fait flipper. C'est trop. Trop. Je sais pas quoi, je sais pas pourquoi. Mais je suis pas à l'aise. Elle m'a pas forcé à quoi que ce soit, je suis tout aussi coupable qu'elle de l'état de la situation. Et c'est peut-être bien ça qui me fout les jetons. Je m'écarte un peu, attrape doucement la main qui se trouve pas loin de mon pouls, et la pose sur le matelas à côté d'elle tandis que je me relève, la regardant.

J'inspire, peut-être un peu trop profondément. J'expire, peut-être un peu trop bruyamment. Passant rapidement ma paume sur mon visage, je finis par me sortir du lit, partant à la recherche de mes vêtements. Mes gestes sont un peu erratiques, partagés entre l'envie de partir d'ici et l'hésitation à me barrer, comme ça. Fouillant dans la poche de mon jean, finissant d'enfiler mon t-shirt -dans le bon sens, cette fois-, j'attrape mon portable, la lumière de l'écran me faisant plisser les yeux le temps de m'y habituer. Je relève la tête, l'écoute, la fixe alors qu'elle se retourne.

« Putain... »

Je sais pas ce que je fous. Je sais pas ce qui me pousse à me rapprocher pour attraper les draps et les remonter jusqu'à ses épaules. Je sais pas ce qui me force à me diriger vers son bureau, attrapant une feuille qui traîne et un stylo, l'encre dessinant peu à peu quelques chiffres dont les traits tremblent un peu. Rien, je crois. J'ai pas de flingue sur la tempe. On s'est rien promis. Si elle veut me contacter, elle a largement la possibilité de passer par Dakota. Y a rien qui m'oblige à faire ça, mais le fait est que je le fais quand même. Je me dis qu'au moins, je contrôle ça. Que si elle a mon numéro, c'est parce que je lui ai donné. Ça me donne au moins cette impression de gérer ce point.
Finissant de nouer mes lacets, j'ouvre finalement la porte, passant une main dans mes cheveux alors que je remonte le couloir en silence, priant pour croiser personne sur le chemin. Parce que jusque là, j'étais pas à l'aise, mais c'est toujours mieux que de tomber sur les coloc' des gens avec qui on couche alors qu'on se casse en plein milieu de la nuit. Enfin, ce qu'il reste de la nuit. Je sais que là, je dormirai pas, que ça devra attendre la prochaine nuit. Pas le temps, la cervelle qui tourne trop. Et sincèrement, je sais pas si c'est un bien ou un mal, de pas pouvoir me coucher. Dans tous les cas, la journée à venir va me sembler longue. Très longue.


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[Terminé] JARRIS + PANTONE 1895 teenage color (1)

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