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 Ederman's life

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SBTRKT
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Silas S. Ederman

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MessageSujet: Ederman's life   Mer 24 Aoû - 16:48
Cosy in the rocket
Never made it as a wise man. I couldn't cut it as a poor man stealing. Tired of living like a blind man, I'm sick of sight without a sense of feeling, and this is how you remind me. This is how you remind me of what I really am.


Il était dans l'enceinte de Columbia, fumant sa cigarette à une table de pique-nique. Absorbé dans sa lecture, il ne faisait pas attention au violent coup de soleil qui était entrain de s'attaquer à son bras droit, à défaut de pourvoir atteindre ses épaules parfaitement protégées par un tee-shirt acheté la veille aux soldes d'été. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, Silas Ederman bronzait bien, peut-être même un peu trop. Il avait un bronzage doré qui blondissait tout ce qui se trouvait sur son passage: cheveux comme poils. C'était plus un enfant du soleil qu'un gamin de la pluie et de la grisaille. C'était d'ailleurs dans cette optique qu'il avait décidé de se rendre dans les jardins de Columbia, profitant de ses derniers jours avant la rentrée. Il était le seul à ne pas être parti en vacances: il n'avait pas les moyens, et avait décidé cette année de bouder les festivals qu'il avait prit l'habitude de fréquenter. Au lieu de ça, il s'achetait quotidiennement un magasine et lambinait au soleil, se faisant de temps en temps inviter à quelques soirées du samedi soir. C'est sans honte qu'il s'était adonné à un certain train-train, mixant job étudiant et lecture particulière en fonction de son humeur. Celle de la fin du mois d'aout était consacrée à Dimensions and Mathématics, un bouquin qu'il avait dégoté dans la bibliothèque de Columbia quelques semaines plus tôt. Il ne savait pas quelle mouche l'avait piqué en regardant la couverture de cet ouvrage mais le titre l'avait interpellé, et il aimait faire travailler ses cellules grises. Problème, Dimensions and Mathematics (que nous appellerons ici D&M), demandait beaucoup de concentration et un esprit parfaitement éveillé, ce qu'il n'avait pas à tout heure de la journée. Aussi, il aimait se faire plaisir en achetant également des "ouvrages" un peu moins sérieux. Son choix c'était porté la veille sur l'édition mensuelle du Vogue, celui d'aujourd'hui sur TMZ (sorte de Closer à l'américaine). Il avait été intrigué par les gros titres rouges qui montrait en large une jeune femme faisant ses courses (lunettes de soleil au sommet de la tête) et de l'autre un homme au téléphone sortant d'une berline. Entre les  deux images (séparées par un éclair jaune vif), se distinguait une autre femme, brune, et à l'air plus classique. C'était une histoire d'adultère, du genre que tout le monde raffole entre @"Valentina Bugatti", femme classe et distinguée de la haute société italienne et @River S. Whitlock, mannequin au passé incertain et trois fois plus jeune que son amant, un magna des finances qui n'était autre que @Thomas Westlander, le PDG d'une entreprise dans lequel Silas avait fait un stage. C'était ce critère là qui l'avait décidé. N'étant qu'un stagiaire, il n'avait jamais vu le fameux PDG (et quand bien même il l'aurait aperçu qu'il n'aurait pas pu l'approcher), mais il avait lu beaucoup de chose sur lui. Un mec à responsabilité, qui se faisait autant taper par certain journaux économiques qu'il n'était adulé par d'autre. Un symbole plutôt  classique du capitalisme aux Etats-Unis, avec sa part d'erreur et son lot d'œuvres de charité à vomir. Silas ouvrit le magasine à la page vingt-et-une. "L'affaire Westlander" prenait à elle seule deux double pages, et un paragraphe entier avant de se finir sur une publicité de préservatif (allez saisir le message). Il lut les premières lignes sans grand intérêt, puis finit par avoir une réelle curiosité pour cette affaire en voyant les visages des personnes concernés. Valentina Bugatti était pas mal dans son genre: brunette au visage doux et sexy, mais River était un canon de taille (et plus jeune qui plus est). Il s'allongea sur le banc, ne laissant que le magasine dépasser à la perpendiculaire la table de pique-nique. "Aaaaah... La salope" fit une voix sur le coté. Silas baissa le magasine sur son ventre et tourna la tête. "Salut Max. J'espère que tu parlais pas de moi là ?" répondit-il en se redressant pour laisser une place à son ami. Il habitait l'étage en dessous et faisait également ses études à Columbia, dans le secteur informatique. "C'est tentant mais non. Je parlais de la rouquine là... Encore une qui veut torpiller une vraie vie de famille" . Leurs yeux se posèrent en même temps sur les photos de l'article. "Remarque, il y'a gros à gagner. Le PDG de Westlander Industry c'est pas rien. Montre sa tête un peu ? Ah ouais. Le batard est pas mal non plus. Comment il fait pour avoir le physique PLUS l'argent ?" demanda Max en tournant la page pour voir le reste des photos. Silas haussa les épaules, écrasa sa cigarette et en ralluma une nouvelle. "Sheitan. Il saigne des vierges et baise des nones". Max sourit un peu en entendant sa remarque, puis répliqua une phrase tout aussi drôle que grotesque. Le débat loufoque était lancé, et ensemble ils refirent le monde jusqu'au couché du soleil.
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Silas S. Ederman

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MessageSujet: Re: Ederman's life   Jeu 17 Nov - 2:39
Letters from the sky
Never made it as a wise man. I couldn't cut it as a poor man stealing. Tired of living like a blind man, I'm sick of sight without a sense of feeling, and this is how you remind me. This is how you remind me of what I really am.

Brooklyn, minuit trente-sept. Il prit une inspiration, s'étira la nuque et partit en direction de son bureau. Là, il alluma son ordinateur portable, ferma la porte derrière lui et ouvrit la fenêtre juste à coté du fauteuil roulant. Sur le rebord, un cendrier à moitié plein fumait encore. Il fouilla dans sa poche et sortit une cigarette qu'il alluma tout en s'asseyant. Quand son ordinateur fut fin prêt, il tira sur sa clope, recracha la fumée à l'extérieur puis se mit à écrire un mail à l'intention de @Charlie Swanson concernant @Priam B. Vasylchenko. "C, je n'ai pas faillit à ma promesse et j'ai ce que tu m'as demandé. Ça n'a pas été compliqué, quoique tout de même laborieux pour la rassurer, mais c'est fait. Je baisé Priam si c'est ce que tu veux savoir. Maintenant, je connais tout d'elle. Je sais ce qu'elle pense de toi, de moi, d'Andy, de la pluie, du beau temps. Je lui ai dit que je l'aimais, que j'aimais être avec elle, et que je la désirais depuis trop longtemps pour continuer à la lorgner sans rien pouvoir faire." Silas s'interrompit, laissant le curseur en suspend. Il tapa sa cigarette sur le rebord du cendrier, puis balaya vers la fenêtre la fumée acre qui s'en échappait avant de se remettre à taper, la clope coincée au bout des lèvres. "Tu sais, ce n'est pas une fille à problème, plutôt une malchanceuse. Une fille de malheur comme on les retrouve dans les romans de Flaubert ou de Maupassant. Elle agit sans réfléchir aux conséquences, comme un gosse à qui on a toujours tout laissé passé (j'en conçois). Cependant, à aucun moment elle ne veut être la méchante de l'histoire. Ce n'est pas une garce qui veut te voler, juste une gamine qui veut ressentir des choses. Elle est stupide de sentiments, voilà la vérité. Priam veut que je l'aime, et rien d'autre. Laisse tomber cette histoire, c'est ridicule. Maintenant, elle ne prêtera plus attention à Andy." Silas tira sur sa cigarette et la déposa sur le rebord du cendrier. Il laissa sa tête basculer en arrière et ferma les yeux un instant. Il resta ainsi une minute, puis se redressa et reprit: "Tu aurais dû être là, juste pour voir à quel point j'ai respecté tes instructions. Je lui ai dit que je l'aimais et nous avons baisé, ou l'inverse, je ne sais plus. L'ordre n'a plus d'importance de toute façon. Elle est naïve à en mourir. Elle pourrait sortit avec tout et n'importe quoi du moment qu'on lui dit qu'elle est jolie, attirante et désespérément bandante. Sauf que j'ai ajouté que je l'aimais. Je ne sais pas si c'est le fait que je lui ai dit ce qu'elle voulait entendre qui a fait rompre les remparts qu'elle maintenait depuis le début avec moi, mais le fait est que, maintenant, elle me fait confiance. Elle me respecte. Je le vois dans ses yeux. Je ne suis pas amoureux d'elle, mais je l'apprécie comme une amie. Or, l'humilier en public, ce n'est pas ce que je fais à mes amis. Lui dire que je n'éprouve rien pour elle sera déjà suffisant pour qu'il n'y ait plus besoin de vengeance. J'aime le jeu, mais je n'aime pas faire semblant à ce point." Silas écrasa sa cigarette, puis en alluma une autre. "Je sais que tu ne seras pas d'accord avec ce que je dis, mais je t'assure qu'elle n'approchera plus Andy. Ce mec n'est pas fait pour elle, il n'y a rien de ce qu'elle apprécie chez lui. Elle est juste amoureuse de ses mots, le reste est vide." Il fronça les sourcils en pensant à lui. Il n'avait rien contre ce mec avant, maintenant il le détestait. Il ne savait pas exactement pourquoi, mais il ne l'aimait pas. Il le haïssait même. Il continua: "Le problème de Priam, c'est qu'elle veut se sentir aimée, et qu'elle est prête à tout pour ça. Andy peut dire autant de belles paroles qu'il veut, je sais mieux que quiconque ce qu'il lui faut. Je sais ce qu'elle aime, ce qu'elle déteste, ce qui la rend heureuse et ce qui la blesse. Je sais aussi que je la fais rire beaucoup plus souvent que lui, et que je la distrais plus qu'aucun autre avant. Je l'ai battu, jamais elle ne reviendra vers lui. Jamais. Il ne l'intéresse plus. Je suis même tenté de me demander s'il a même vraiment intéressé un jour. Peu importe, laisse-là. Si tu veux vraiment une vengeance, je vais lui dire que c'est fini et je vais l'abandonner comme une merde, mais je ne mettrai pas en ligne ce que tu me demandes. Ça m'écoeure. Je ne veux pas qu'elle en devienne complètement perchée à force de ne pas le supporter. En fait, je ne veux pas qu'elle ait mal, même si j'ai déjà été trop loin pour dire ça maintenant. Je n'en ai rien à foutre que ce soit une garce. Laisse-moi faire, et ne te mêles plus de cette histoire, elle ne regarde qu'elle et moi à présent. Contente-toi de te dire qu'Andy et toi c'est reparti pour de bon, et ne t'approche plus d'elle. Je m'en occupe. Je préfère que ce soit moi qui le fasse, je te l'ai déjà dit." Silas appuya sur envoyer et se leva de son siège. Il ferma son ordinateur portable et partit en direction de la cuisine. Il ouvrit le frigo, sortit une bouteille de bière et avala une gorgée avant de fermer la porte. En faisant ce geste, il tomba sur une photo de Priam et lui. Il la regarda, la décrocha, puis la jeta à la poubelle. Il savait que d'une façon ou d'une autre, leur amitié était bel et bien terminée.
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