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 Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.

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MessageSujet: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 13:57
Alessia Melody Benedetto
   

Yo ! Comme tu as pu lire, moi c'est Alessia Melody Benedetto mais honnêtement, la plupart des gens m'appellent plutôt Mel'. Je fête cette année mes 27 ans, je suis né-e le vingt-cinq mai à Florence, Italie. Je suis d'origine italienne par mon père et américaine par ma mère et de nationalité américaine et vis à New York depuis que j'ai trois ans, dans le quartier du Queens. Ici je suis pompier, mais j'aime aussi passer du temps avec ma sœur et mon meilleur ami, lézarder devant la télévision, faire du sport et sortir, en revanche ne me demandez pas de réduire le temps que je passe au travail ou montrer mes failles, j'aime pas ça. C'est sans doute pour ça que mon crew c'est plutôt les skill peut-être ? On me distingue d'ailleurs par mes longs cheveux dont je prends grand soin et que je peine à attacher, même au travail
   Il paraît que je suis sociable, patiente, douce, attentive à mes proches, plutôt altruiste mais aussi beaucoup plus sensible qu'il n'y parait, un peu lunatique à mes heures, jalouse (même si je ne le montre pas), fière, plutôt secrète et impulsive, ce qui me pénalise souvent dans le cadre de mon travail. Personne n'est parfait. D'ailleurs personne ne le sait mais il y a longtemps, j'ai dû faire des photos plutôt osées pour payer mon loyer à la fin d'un mois difficile. Je détesterais qu'on le découvre aujourd'hui. Et pour aller un peu plus loin dans l'intimité on peut dire que je suis hétérosexuelle, je me dis attaché à ma liberté et célibataire, bien que quelqu'un commence petit à petit à faire battre mon cœur sans que je m'en apperçoive....

『 Au bar, tu commandes quoi ? - un mojito ou de la bière
   『 Pour sortir, tu vas où ? Club, concert, expo', tu reste chez toi.. ? - n'importe. Mais je préfère une soirée posée chez moi que sortir en boite je l'avoue.
   『 Parmi tes potes, t'es plutôt populaire ou bien ? - aucune idée, mais je suppose qu'ils savent qu'ils peuvent compter sur moi.
   『 Ton smiley préféré ? - 67
   『 La fashion-week, t'y vas ? - faudrait vraiment insister pour me trainer là-bas.
   『 Qu'est-ce qui t'angoisse le plus, le Queens ou Staten Island ? - Je vis dans le Queens et je ne trouve pas Staten Island si angoissant que ça.
   『 The Bronx, tu fréquente  ? - dans le cadre du boulot, ça m'est arrivé.
   『 On dit quoi sur les habitants de l'Upper East Side  ? - qu'ils viennent d'un monde parallèle au notre, certainement.
   『 Les New Yorkaises portent-elles des chouchous ? - Euh... Nop ?
   『 Si tu vivais pas à New York, tu vivrais où ? - En Italie peut-être.


   

   
Certaines naissances se font sous le signe de la chance, d’autres moins. Lorsqu’elle y réfléchit, Melody se dit qu’à la base, elle avait tout de son côté, tout pour être heureuse et mener une belle vie bien paisible. Deux parents géniaux qui s’aimaient à la folie et qui avaient choisi de concrétiser cet amour en faisant un enfant, une belle maison en Italie, une situation financière qui permettrait au bambin qu’elle était de s’épanouir pleinement et de ne manquer de rien. Oui mais voilà, tout ne se passe pas toujours comme prévu.

C’est lors d’un voyage en Italie que la jeune Julia Rivera, originaire de New-York, fit la rencontre de celui qui deviendrait son époux, Gabriele Benedetto. Il travaillait dans le domaine florissant du tourisme et fut chargé de lui faire visiter, à elle et à d’autres voyageurs, Florence et ses merveilles. Jours après jours, une réelle complicité s’installa entre eux. A tel point qu’ils finirent par aller dîner ensemble plusieurs fois, réalisant avec délice tous les points communs qu’ils avaient ensemble. La fin du voyage de la belle approchant, Gabriele lui demande de ne pas repartir et de leur laisser une chance. Elle n’hésita pas une seule seconde et fit le nécessaire pour rester avec lui. Une idylle démarra alors. C’était passionnel, puissant, comme jamais ça ne l’avait été pour elle auparavant. Ils se séparaient rarement, jalousaient l’un et l’autre les regards que les femmes et les hommes pouvaient porter à leur moitié. Ils s’étouffaient clairement mais avaient besoin de ça pour se sentir bien. Un an jour pour jour après leur rencontre, il la demandait en mariage. Les Etats-Unis manquaient à la jeune femme mais il insista pour qu’ils restent encore un peu en Italie, pour que leur premier enfant au moins voie le jour à Florence. Ça semblait tellement important pour son homme que Julia accepta, sous condition qu’ils retournent plus tard vivre à New-York et qu’elle lui fasse à son tours découvrir son univers. Elle tomba très vite enceinte de Melody, ou plutôt d’Alessia comme ils avaient alors décidé de l’appeler.

C’est ainsi qu’Alessia Melody Benedetto montra le bout de son nez le vingt-cinq mai de l’année mille neuf cent quatre-vingt-neuf, pour le plus grand bonheur de ses deux parents. Elle vécut les trois premières années de sa vie en Italie, entourée de toute sa famille paternelle, couvée et aimée de tous. Elle était traitée en véritable princesse, gâtée autant qu’elle pouvait l’être, profitant que sa maman ne travaille pas pour passer le plus clair de son temps avec elle. Elles développèrent une relation très fusionnelle, bien plus qu’à l’accoutumée entre une maman et son enfant, et bien qu’Alessia fût très proche de son papa, quelque chose de vraiment spécial existait entre elle et sa mère. Cette dernière initia d’ailleurs sa fille à la musique avant même qu’elle ne sache marcher. Il s’avéra qu’elle n’aurait pu mieux choisir le prénom de sa fille. Melody adorait la musique, Melody commençait à jouer du piano et de la guitare avant même d’entrer à l’école. Et dès qu’elle le put, Melody commença à chanter. Elle avait du talent, cela ne faisait aucun doute. Julia disait d’ailleurs à qui voulait l’entendre qu’elle pourrait devenir une véritable chanteuse plus tard si elle le souhaitait, qu’elle en avait clairement les capacités. Le lien qui s’était créé autour de la musique, c’est certainement ce qui rapprochait autant mère et fille et qui rendait leur relation si spéciale. Trois années passèrent ainsi puis, comme il le lui avait promis, Gabriele accepta de tout quitter et de suivre sa dulcinée jusqu’à New-York. Le changement fut radical, tant pour lui que pour Melody (que l’on décida d’appeler uniquement comme cela dès son arrivée sur le sol américain), mais il fallut bien s’y faire. Julia quant à elle était heureuse de retrouver sa ville natale et sa vie de citadine qu’elle avait vécu jusqu’à son départ pour l’Italie quelques années plus tôt. Elle reprit une activité en tant que professeur de musique dès lors que sa fille entra à l’école.

Une nouvelle tête fit son apparition dans la vie de Melody lorsqu’elle eut quatre ans: Lucia, qu’on appelait plus généralement Lucy pour faire plus américain. Sa petite sœur. Certains enfants vivent plutôt mal l’arrivée d’un autre membre dans la famille, elle se sentit au contraire tout de suite très proche de cette petite tête brune. Cela ne rompit en rien son lien avec ses parents et elle était déjà assez grande et responsable – autant qu’on puisse l’être à son jeune âge – pour les aider du mieux qu’elle pouvait. Lucy était tellement adorable qu’on pouvait difficilement la détester, même en le désirant de tout son être de toute façon. A l’école, Melody s’avérait être une élève moyenne, ni bonne, ni mauvaise. Elle n’avait pas de capacité particulière et n’était pas non plus assez travailleuse pour combler ses lacunes. Alors elle faisait le minimum syndical pour se maintenir à niveau. La seule matière dans laquelle elle excellait, c’était bien évidemment la musique. Tout le monde le remarquait et la poussait à poursuivre dans cette voie. Elle entra donc au conservatoire quand elle eut dix ans, pour pouvoir s'exercer encore d'avantage et parce qu'il apparaissait de plus en plus que cette voie lui était destinée. Bien que ses parents tentent de lui faire conserver une vie plus ou moins normale, son emploi du temps devint de plus en plus délicat à gérer. Entre les répétitions, les cours particuliers et les récitals, la petite fille n'avait pas énormément de temps pour elle ou pour rester avec ses amies. Mais à l'époque, cela lui importait peu: tous ses professeurs au conservatoire étaient fier d’elle et pour cause, elle travaillait d’arrache-pied, dès qu’elle le pouvait, et elle pouvait compter sur sa mère pour cela. Parfois, elle avait même tendance à sacrifier des révisions importantes au profit de la musique mais elle s’en foutait. Chanter et jouer du piano ou de la guitare, c’était son moyen à elle de se sentir en vie, de se sentir bien, d’être à sa place.

Le temps des amours arriva pour la jeune fille qu’elle était devenue et elle s’avéra plutôt timide de ce côté-là, ayant beaucoup plus de facilité à exprimer ses émotions à travers sa musique qu’à travers des mots ou des gestes. Mais elle était belle et elle plaisait. Alors elle se laissa charmer et enchaîna quelques petites amourettes qui ne durèrent jamais bien longtemps. De toute manière, les garçons finissaient indéniablement par se lasser de ne la voir qu'en coup de vent, entre deux répétitions ou quand elle daignait s'accorder un moment pour faire autre chose que se perfectionner. La vie de la famille Benedetto bascula quelques mois après le début de l’année 2005, lorsqu’un cancer fut diagnostiqué à Julia. Elle ne s’en sortirait pas, ils le surent tous dès le début. Il lui restait seulement quelques mois à vivre. Il fallait qu’elle profite de sa famille, qu’elle se montre forte. Melody mit presque sa vie entre parenthèse pour être là pour sa mère. Elle suivait à peine en cours, passait le plus clair de son temps à la maison. Ses amis tentaient du mieux qu’ils pouvaient de la tirer dehors de temps à autre pour lui changer les idées mais c’était quasiment impossible. Melody avait besoin d’être là pour sa maman, pour celle dont elle avait été si proche et dont elle voyait l’état se détériorer petit à petit. Elle se sentait inutile, impuissante et ça la tuait. Alors elle fit tout son possible pour rendre les derniers mois de sa mère aussi agréable que possible, pour suppléer son père qui était en train de perdre sa moitié. Jusqu’à ce que…

________________
   
Avril 2006

Je n'avais pas bougé depuis des heures, incapable de détacher mon regard d'elle. Je n'aurais su dire à quand  remontait mon dernier repas, quand est-ce que je m'étais dégourdie les jambes pour la dernière fois mais cela n'avait plus d'importance désormais. Assise sur le bord du lit de ma mère, je me refusai à la quitter des yeux, ma main serrée dans la sienne, sa tête reposant sur mes genoux. Par réflexe, à force d’avoir encore et toujours répétés ces mêmes gestes ces derniers mois, je caressais distraitement ses cheveux sans même m’en rendre réellement compte. À mes côtés, mon père ne cessait de bouger, marchant autour du lit, sortant de la chambre de temps à autre pour respirer de l’air frais, incapable d'assister à la longue et douloureuse agonie de sa moitié sans s’en détourner au moins de temps en temps. Lorsqu'il s'asseyait aussi sur le bord du lit, je le sentais trembler légèrement à mes côtés, tendant régulièrement l’oreille afin de s’assurer qu’elle respirait encore, que tout n’était pas terminé pour le moment. Je n'en avais pas besoin pour ma part, sentant sa poitrine se soulever, tantôt rapidement tantôt très difficilement tandis qu'elle s'efforçait de respirer correctement. À certains moments, elle ouvrait la bouche comme pour dire quelque chose puis elle la refermait, clignant des yeux plusieurs fois pour se remettre de cet effort, l'effort considérable que cela représentait pour elle. Elle n'avait pas voulu de médicaments, souhaitant rester consciente jusqu'au bout, jusqu'au dernier moment, nous faisons remarquer avec justesse, et dureté aussi certainement, qu'elle pouvait supporter, qu'elle avait déjà enduré assez pour ça. Mais même si je me répétais sans cesse que c'était sa volonté, la voir souffrir ainsi était un véritable calvaire. Il en était de même pour papa d'ailleurs, que je sentais à deux doigts de fondre en larmes mais qui se reprenait à chaque fois de justesse. Pas un bruit ne régnait dans la maison, seule la musique qu'elle avait voulu que nous mettions venait troubler le silence presque religieux dans lequel nous nous étions plongés sans même en avoir réellement conscience. Sa main se serra soudainement un peu plus dans la mienne et je redoublais d’attention. Même si elle ne prenait pas de cachet pour calmer la douleur, cette dernière était telle qu’elle perdait conscience à des moments. Chaque moment où elle était avec nous devait être savouré. Surtout que le médecin qui était passé à la maison ce matin nous avait clairement fait comprendre qu’aujourd’hui serait certainement le dernier jour.

« Que je chante ? » la questionnais-je à voix basse, pour être sûre que j’avais bien réussi à déchiffrer sur ses lèvres le message qu’elle tentait de m’envoyer. Papa sursauta à mes côtés, surpris de m'entendre parler ainsi après des heures et des heures de silence complet. Je ne m'étais effectivement pas trompée puisqu'un « oui » naquit sur ses lèvres en même temps qu’elle hochait la tête à l’affirmative. Un instant, je m'interrogeai, doutant sérieusement de ma capacité à faire cela pour elle. Je me sentais horriblement mal et le simple fait de parler me demandait déjà beaucoup, alors chanter ? Le pouvais-je ? À ses yeux vert si semblables aux miens qui me suppliaient presque, je me rendis compte que oui. Qu'importe ce qu'elle m’aurait demandé aujourd’hui que j’aurais tout fait pour y parvenir, aussi difficile que cela puisse être pour moi. Alors je me redressai très lentement, l’aidant à faire reposer sa tête jusqu’alors posée sur mes genoux sur l’oreiller. Je changeais la piste de musique pour finalement trouver la chanson que j’avais en tête. Chanter en italien était une évidence puisque c’est dans ce pays que mes parents c’était connu, dans ce pays qu’ils s’étaient marié et que j’avais vu le jour. Du coin de l’œil, j’aperçu le visage désormais baigné de larme de papa: tout comme moi il avait compris que c’était bientôt la fin. Jamais elle ne m’aurait demandé cela sinon, devant se douter, même au milieu de son océan de douleur, à quel point ça me coûtait. J’avais hésité brièvement pour la chanson. Je me doutai que ça n’était pas important pour elle, que tout ce qu’elle souhaitait, c’était entendre ma voix, mais il n’empêchait que je voulais que ça soit bien, qu’elle l’aime. C’est elle qui avait été mon professeur de chant depuis que j’étais toute petite après tout, je voulais qu’elle soit fière de moi. Je me réinstallais à ma place d’origine, ne pouvant me résoudre à rester éloigner d’elle. Ma main continuai encore et toujours, comme incapable de se résoudre à arrêter, à caresser tendrement ses cheveux. Peut-être aurait-elle voulu que Lucia soit là elle aussi pour pouvoir vivre ces derniers moments avec sa famille réunie au complet mais elle avait seulement huit ans et nous n’avions pu nous résoudre à la laisser voir sa maman comme cela malgré qu’elle nous l’ait demandé. Peut-être nous le reprocherait-elle dans le futur mais pour moi, elle devait conserver une bonne image de sa mère, pas celle du corps amaigri et à bout de souffle que nous avions sous les yeux. Ma main se glissa dans la sienne, et, prenant une longue inspiration tandis que la musique démarrait, je commençai à chanter.

Ma voix raisonna durant quelques minutes dans la chambre, tremblante au début, un peu trop rauque certainement avant que je ne parvienne à me laisser complètement emporter par la chanson, oubliant où j’étais, pourquoi je faisais ça, pour qui et dans quelle situation. De très loin, j’avais pourtant senti maman trembler à mes côtés, j’avais aussi aperçu des larmes rouler sur ses joues. Je l’avais lâché du regard, pour me concentrer sur la chanson, sur l’intensité que je souhaitais mettre dans les paroles, sachant à quel point elle comme Papa l’affectionnait et se reconnaissaient dans cette magnifique histoire d’amour que je venais de compter. Puis tout s’arrêta aussi soudainement que ça avait commencé. La musique s’évanouit dans l’air, se perdant avec la dernière note que j’avais tenue aussi longtemps que possible, ne pouvant me résoudre à briser tout de suite la magie du moment. Le silence retomba dans la pièce, encore plus pesant qu’il ne l’était auparavant. La respiration de Maman s’était faîte plus douloureuse encore et des râles lui échappaient. Quelques minutes passèrent puis ce fut la fin. Son regard devint vide de toute émotion, sa bouche se courba dans un étrange sourire que l’on aurait certainement pu dire apaisé et sa respiration s’arrêta.

Tout était fini. C’est la première pensée qui m’avait traversé l’esprit. Elle était partie, ça y était. Après des mois et des mois de souffrances, elle s’en était allée rejoindre les Anges du Ciel. Quelques secondes, je ne ressenti rien si ce n’est ce soulagement de savoir que plus jamais elle n’aurait à souffrir, que la maladie ne serait désormais plus maître de son destin. Puis je réalisai ce que ça impliquait : ne plus jamais la revoir, accepter de vivre loin d’elle, la savoir morte, parce que c’est bien ce qu’elle était. Ma mâchoire se crispa violemment tandis que j’eu l’impression que l’on venait de m’assener un coup de pied en plein ventre mais je ne fis rien, n’amorçai pas le moindre geste, refusant de laisser place à la douleur, de la laisser s’échapper de moi comme elle l’aurait désiré. Etre forte. Surtout être forte. Quoi qu’il arrive être fort. Ça faisait mal, oui, mais ça n’était pas important. C’était secondaire. Vraiment. Mon père à mes côtés ne semblait pas encore avoir réalisé, la fixant toujours, refusant d’admettre la vérité, ne pouvant se résoudre à la croire. Alors, retirant ma main de celle de ma mère, je la remontai à hauteur de son visage, observai une dernière fois ses yeux verts et les pressai pour les fermer, essuyant les traces de larmes qui perlaient encore sur son visage.

« Il faut lui dire au revoir maintenant. Elle est partie déclarais-je à l’intention de Papa, la voix blanche de toute émotion. »

C’est ce qu’elle aurait aimé, c’est ce qu’elle m’avait demandé dès le début de sa maladie: d’être forte, quoi qu’il arrive. Pour elle, pour lui, pour Lucia. Je me devais de l’être, de tenir cette promesse. Alors, malgré l’effort considérable que cela me demanda, je parvins à détacher mes yeux de son visage, à reposer très lentement sa tête sur le lit et à me lever.

« Je te laisse Papa. »

Je me retournais une dernière fois vers ma mère et déposai un baiser sur son front. Il allait falloir apprendre à vivre sans elle maintenant, à me débrouiller pour le quotidien, à gérer toutes les choses qu’elle-même gérait jusque-là. J’allais devoir grandir, parce que papa n'y arriverait certainement pas tout seul. Et Lucy… elle avait seulement huit ans et venait de perdre la personne la plus importante de sa vie, son repère. Elle allait avoir besoin de moi et il faudrait que je sois là pour elle.

« Je t’aime… »

Quelques larmes que je n’avais pu retenir glissèrent sur mes joues. Je m’empressai de les essuyer en embrassant les mains de Maman. Puis, ayant l’impression que cela me demandait un effort surhumain, je me détournai et quittai la pièce. Les larmes jaillirent alors, raisonnant à l’unisson avec celles de mon père que je parvenais à entendre de l’autre côté de la porte. L’idée qu’il allait falloir annoncer cela à Lucy, restée aujourd’hui chez une copine à elle, me rendait malade. Comment lui dire ? Comment prononcer les mots qui allaient tant la faire souffrir ? Comment continuer à avancer, maintenant ? C'était injuste. Mais j’aurais bien le temps d’y penser avant que nous allions la récupérer. Pour le moment, je devais me ressaisir, être forte, toujours…

________________

Il fallut tout organiser dans l’urgence. Gérer la cérémonie, remplir les papiers qu’elle faisait ensuite signer à son père sans même que ce dernier ne les lisent vraiment. Il n’était que l’ombre de lui-même, passant presque l’intégralité de ses journées assis dans la chambre qu’il avait partagé avec son épouse, le regard vide. Elle tenta bien de l’aider du mieux qu’elle pouvait, mais elle n’y arrivait pas. Puis il fallait soutenir Lucy aussi, qui réclamait sans cesse son attention, comme pour compenser le manque de sa maman. Très vite, Melody devint la femme de la maison, gérant tout ce qu’elle pouvait gérer malgré son jeune âge. De toute manière, elle avait arrêté la musique, donc elle avait beaucoup plus de temps qu’avant. Dès le décès de sa mère, elle décréta que jamais plus elle ne toucherait un instrument. Ses professeurs du conservatoire firent leur possible pour la faire changer d’avis mais ce fut mission impossible. Jouer, c’était se rappeler qui lui avait appris, avec qui elle avait passé tant de temps à répéter et elle en était incapable. Quant au chant, même si elle avait arrêté ses cours, elle continuait pour Lucia qui demandait tous les soirs une chanson pour s’endormir. Sa voix semblait apaiser sa sœur et même si ça lui faisait mal de chanter, parce que ça lui rappelait sans cesse la mort de sa mère, elle ne voulait pas l’en priver.

Puis leur père commença à sombrer, petit à petit. Au début, tout le monde se disait que ça irait. Qu’il venait de perdre sa femme et que c’était normal. Que c’était normal qu’il rate le réveil pour aller travailler une fois de temps en temps, ou qu’il boive peut-être un peu trop régulièrement. Les filles eurent beau faire tout leur possible, le pousser à sortir pour se changer les idées, être là pour lui, le laisser seul seulement lorsqu’il allait se coucher ou qu’elles devaient partir à l’école, rien n’y fit. Gabriele avait commencé à boire et buvait de plus en plus et ni Lucy ni Melody n’y pouvaient quoi que ce soit. Les premiers temps, il était juste un peu agressif et leur parlaient plus sèchement qu’à l’accoutumé lorsqu’il était sous l’emprise de l’alcool. C’était supportable. Bizarre de voir leur père changer à ce point mais supportable. Puis il devint blessant, les insultant, les rabaissant comme jamais il ne l’aurait fait dans son état normal. Melody le pardonna, parce qu’elle se disait qu’il avait bien besoin d’extérioriser sa colère d’une manière ou d’une autre. Lucy le supplia d’arrêter de boire, parce que ça ne ramènerait par leur mère et qu'il était en train de se tuer à petit feu mais rien n’y fit.

Un jour, il vint dans la chambre de l’ainée. Occupée à éplucher les petites annonces, elle releva les yeux et soupira en remarquant qu’il peinait à marcher et que bientôt, il ne tiendrait plus debout. Ses yeux étaient déjà bien rouges de tout ce qu’il avait dû boire depuis qu’il était rentré du travail. « Elle est où l’autre ? » demanda-t-il d’une voix rauque. Melody se redressa, masquant du mieux qu’elle pouvait sa lassitude et la tristesse que lui inspirait l’état de son père. Elle se sentait coupable de ne rien avoir pu faire pour l’aider. « Ton autre fille, tu veux dire ? ». Elle se mordit la lèvre tandis qu’il hochait la tête. « Ton autre fille, dont le nom est Lucy en passant, est à l’école, papa ». Sa tête tourna lorsque la gifle, forte et soudaine, s’écrasa sur ses joues. Elle ravala ses larmes et l’observa, sidérée. Larmes de douleur, car il n’y était pas allé de main morte mais surtout larmes de frustration et de honte. Jamais elle n’aurait cru qu’il puisse aller jusque-là. Ses amies avaient beau lui dire et lui répéter qu’elle n’y était pour rien, Melody ne pouvait pas s’empêcher de penser que tout était de sa faute. Jusque-là, il avait été méchant, lui avait dit les pires horreurs, des choses qu’elle n’aurait jamais pensé qu’un père puisse dire à sa fille, même en état d’ivresse. Mais jamais il n’avait levé la main sur elle. Petite, lorsqu’elle faisait une bêtise, il préférait s’agenouiller à sa hauteur et lui expliquer pourquoi ce qu’elle avait fait été mal plutôt que de l’engueuler ou de la punir. Elle réalisa une fois encore que l’homme qu’elle avait connu et qui avait été son père était bien loin d’elle à ce moment précis. Pourtant, lorsqu’il réussissait à rester assez longtemps sobre pour leur parler et pour se rendre compte de ce qu’il était devenu, il s’excusait auprès d’elles. Il s’excusait d’être comme il était et de faire ce qu’il faisait. Là elle retrouvait son père. « Un peu d’respect veux-tu ? tonnas-t-il ». Comment voulait-il qu’elle le respecte lorsqu’il était comme ça ? C’était impossible. Même si elle se disait qu’il n’y pouvait rien, une part de Melody avait parfois envie de le secouer et de lui dire qu’elle souffrait autant que lui depuis la mort de Maman, et que ça ne lui donnait pas tous les droits. « Tu sais pourquoi j’te déteste plus que l’autre ? » Une nouvelle fois, elle se mordit la lèvre. Il n’était pas dans son état normal mais l’entendre dire qu’il la détestait était toujours autant douloureux malgré le temps qui avait passé. Elle avait beau essayé de ne pas donner d’importance à ses paroles lorsqu’il était dans cet état, le fait est que ça l’atteignait toujours autant. Elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’une part de lui pensait tout ce qu’il disait. Remarquant qu’il la scrutait en l’attente d’une réponse, elle haussa les épaules, l’invitant malgré elle à poursuivre. « Parce que t’es son portrait craché ! Te voir chaque jour m’fait me dire encore et encore que c’est toi qu’aurait dû mourir, pas elle ». Cette fois, elle ne put retenir les larmes qui lui montèrent aux yeux. Qu’y pouvait-elle si elle ressemblait à sa mère ? Aurait-il été différent si ça avait été elle qui était morte au lieu de Julia ? S’en serait-il mieux remis ? Certainement, à en croire ses paroles. « Elle détesterait l’homme que tu es devenu » ne put elle s’empêcher de marmonner, plus pour elle-même que pour lui. Pourtant il l’entendit et un éclair de colère traversa son regard. Pour la première fois de sa vie, Melody eut peur de son propre père et de ce qu’il pourrait lui faire.

Au début, la jeune femme parvient à se convaincre que c’était un épisode isolée et que jamais cela ne se reproduirait. D’autant qu’elle serait bientôt majeure et qu’elle avait bien l’intention de déménager avec sa soeur dans un environnement plus vivable. Elle aimait son père malgré tout, mais Lucy passait en premier et il était clair qu’elle n’était pas heureuse ici, pas plus qu’elle ne l’était elle-même. Malheureusement pour elle, la situation avec son père continua à empirer. Cependant, sa colère semblait lui être uniquement destinée et il ne s’en prit jamais à Lucy. Elle ne l’aurait pas supporté. Egoïstement, Melody choisit de se taire. Son père avait besoin d’aide, cela ne faisait aucun doute. Elle avait beau essayer de lui trouver toutes les excuses du monde pour expliquer son comportement, il était devenu alcoolique, ce n’était plus que l’ombre de lui-même. Mais si elle parlait, on l’enverrait en clinique et elle et sa sœur risquaient d’être séparées, ce qui ne pouvait pas arriver. Ainsi, elle décida d’arrêter l’école, contre l’avis de tous. Elle n’était pas une excellente élève, loin de là, mais elle avait tout de même les capacités pour suivre des études supérieures et occuper un bon poste lorsqu’elle en aurait l’âge. Mais elle ne le pouvait pas. Son père travaillait seulement lorsqu’il était en état de se lever le matin après sa cuite de la veille et c’était bien beau, mais les comptes ne suivaient plus. Il fallait bien les nourrir et payer les factures, donc il était grand temps qu’elle travaille. Elle enchaîna les petits boulots tout en démarrant une formation de pompier. Ce n’est pas ce que Melody aurait pensé faire plus tard, mais c’était tout de même un joli métier. Elle aimait aider les autres, ce qu’elle avait toujours plus ou moins fait au travers de sa musique, alors aussi étrange que cela puisse paraitre, travailler comme pompier lui sembla presque une évidence lorsqu’elle se mit à y réfléchir sérieusement. Elle dû faire de gros efforts, se mettre au sport et prendre soin d’elle mais elle savait qu’elle pouvait y arriver.

À ses dix-neuf ans, Melody avait plus ou moins de quoi leur payer un appartement, à elle et sa soeur, alors elles firent leurs cartons et s’en allèrent, laissant derrière elles leurs pères qu’elles revenaient voir de temps à autre, tentant par tous les moyens de le convaincre d’arrêter de boire. Malheureusement, il était clairement trop tard et elles n’avaient plus aucune prise sur lui. L’appartement qu’elles occupaient n’étaient pas idéalement bien situé à New-York, ce n’était pas le grand luxe mais c’était chez elles et ça leur convenait très bien. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’avenir semblait leur sourire. Lucy continuait ses études et Melody enchainait les petits jobs d’étudiant tout en continuant sa formation.

C’est alors qu’elle bossait comme serveuse qu’elle rencontra l’homme qui fit battre son cœur pour la première fois. Il était plus âgé qu’elle mais lui tapa immédiatement dans l’œil. Il avait ce petit quelque chose de rassurant mais aussi ce petit grain de folie qui la faisait craquer. Il était drôle, poli et pas déplaisant à regarder qui plus est. Une complicité s’installa très vite entre eux et bientôt, elle sortait avec Jonathan. Pourtant, passé la magie des premiers moments, il s’avéra que l’homme idéal de Melody avait quelques défauts.  Il ne semblait pas l’aimer autant qu’elle pouvait l’aimer elle mais elle s’en moquait. Tant pis se disait-elle, ça viendra certainement avec le temps. Ce ne fut pas une relation de tout repos, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais elle ne se rendait compte de rien, parce qu’elle était réellement amoureuse de lui. Sa sœur lui disait sans cesse qu’il fallait qu’elle s’éloigne de lui mais elle n’en faisait qu’à sa tête. Il l’a trompa, et pas qu’une fois, mais elle s’obstinait à lui pardonner et à lui donner une autre chance à chaque fois. Cela dura deux ans. Jusqu’à ce qu’en allant à l’un de leur rendez-vous, elle le voit embrasser une autre fille devant ses yeux. Elle savait qu’il l’a trompait, mais le voir était autre chose. Elle l’aimait, cela ne faisait aucun doute mais elle devait le quitter. Cette relation n’était pas bonne. Melody avait mis du temps à le réaliser mais maintenant que c’était chose faite, elle ne voulait plus attendre une seconde de plus.

Sa formation de pompier enfin achevée, elle parvint à convaincre sa soeur de déménager une nouvelle fois. Dans le Queens. Elles ne connaissaient rien de ce quartier et c’était exactement ce que recherchait Melody: une nouveau départ après sa relation chaotique. Ainsi, elle se plongea corps et âme dans son boulot, ne rentrant chez elle que pour s’effondrer et repartir travailler dès lors qu’elle avait dormi quelques heures. C’est d’ailleurs au travail qu’elle le rencontra, Nathanaël. Elle l’a immédiatement remarqué au milieu des autres médecins, parce qu’il avait le visage de celui qui s’est entouré d’une carapace mais qui pourrait s’effondrer à tout moment. De celui qui ne dort plus, qui ne vit plus et qui se contente de survivre. Elle s’est reconnue il y a quelques années et elle a voulu l’aider, d’autant qu’ils partageaient bien plus que la douleur d’avoir perdu un être cher. Ce fut un véritable coup de foudre amical entre eux. Elle a été là pour lui et pour son fils, et lui, il lui a permis de retrouver une vie un peu plus saine, de s’impliquer dans autre chose que son travail. La place qu’il a aujourd’hui dans sa vie, il l’a prise naturellement, sans même qu’elle le remarque tellement c’était naturel. Lorsqu’on lui demande si l’amitié fille-garçon existe, elle répond à qui veut l’entendre que ça fait deux ans qu’ils se connaissent et qu’il ne s’est jamais rien passé entre eux. Elle y croit réellement dur comme fer. Il a une chambre chez elle et selon les périodes, elle a presque l’impression qu’ils vivent ensemble tellement ils passent de temps tous les deux mais elle ne pourrait faire sans ça. Il lui est devenu indispensable, c’est son meilleur ami, celui à qui elle sait pouvoir tout dire et l’une des rares personnes à tout savoir de son histoire.  

Aujourd'hui, sa vie n'est pas tous les jours facile. Son père va toujours aussi mal et il n'est pas toujours facile de vivre avec les souvenirs qu'elle a de son passé. Cependant, elle a l'impression qu'elle va enfin pouvoir commencer à se reconstruire, à vivre sa vie. Pour le reste, qui vivra verra comme on dit.

   What 'bout you
   

Yo² , moi c'est Laura mais sur le net on m'appelle plutôt Evolia/Low'. J'ai 19 ans et je suis en L1 de psychologie. J'aime bien lire, la musique, les jeux vidéos, grey's anatomy et pas trop huuum... les carottes ?. J'ai trouvé le forum grâce à une pub pour ce scenario sur facebook, et je le trouve vraiment parfait, j'aime beaucoup le design en plus  ** . Un dernier mot ? coeur rose .



     
   
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   Scénario ? Si oui , de qui ? (pareil pour la banque de liens) Nathanaël A. Bradbery

   
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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 14:26
Bienvenue parmi nous! 62
On dirai qu'on va avoir un lien nous aussi 125
Bon courage pour ta fiche, et si tu as la moindre question concernant le forum je suis là!

♡............................................................ ♥



The role takes a hold of you, becomes the whole of you, you're looking at the stolen youth, the egg, the clucker and the golden goose. The role takes a hold of you, becomes the whole of you, you're looking at the stolen youth, the egg, the clucker and the golden goose. ©️ okinnel.
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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 16:23
Merci ! **
Et oui effectivement il nous faudra un lien 125
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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 17:41
Bienvenue ! 59
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Riley L. Morris

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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 18:06
Bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fiche ^^

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Georgia Lolita Jarmusch

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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 19:04
Bienvenue joliiiiiiiiie coeur rose coeur rose coeur rose

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"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins.
Mon péché, mon âme.
Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper,
à trois reprises,
contre les dents.
Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était simplement Lo,
avec son unique chaussette.
Elle était Lola en pantalon.
Elle était Dolly.
Elle était Dolorès sur les pointillés.
Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. "




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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 19:41
Merci à vous trois coeur rose
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Invité




MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 20:26
Moi aussi, je voudrai un lien ** Entre italiennes **

Bienvenue parmi nous !
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Invité




MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 20:52
Avec grand plaisir **

Merci <3
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Invité




MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 20:54
C'EST MA MIIIIEEENNNNNEEEEE !!!!! <3 **
:marquesonterritoire:

Tout est ok pour moi pour valider sa fiche loove coeur
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Charlie Swanson

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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   Mer 25 Mai - 22:07


Tu es validée !!!


Et bien si tout est bon pour Nate c'est bon pour nous! Bienvenue parmi nous, j'ai hâte de voir comment cette romance va évoluer, on sera au premières loges pour suivre ça riremoqueur



Fé-li-ci-ta-tions ! Tu es officiellement une salade ! Maintenant que tu as terminé ta fiche, et que celle-ci est en règle, tu vas pouvoir participer à l'aventure bien comme il faut ! Après avoir vérifié que ton avatar était bien recensé dans le bottin, commence par poster ta fiche de liens ici afin de trouver pleins de liens, n'hésite pas à en demander aux autres ! Si tu veux tu peux même utiliser le modèle qui se trouve ici.

Ensuite, il t'es TRÈS FORTEMENT RECOMMANDÉ de faire ta demande de logement ainsi que ta demande de métier, tu peux d'ailleurs jeter un oeil aux métiers exercés par les membres sur ce topic. N'hésite pas, si besoin est, pour le métier de ton personnage par exemple, à demander la création d'un nouveau lieu.

Si tu veux RP, d'entrée de jeu, si tu te sens téméraire itout, tu peux trouver un partenaire de rp en cliquant sur le gâteau -> cake






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hurricane
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MessageSujet: Re: Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.   
 

Melody - Le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être.

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