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 See the sun

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Thomas Westlander

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MessageSujet: See the sun   Sam 20 Fév - 12:07
See the sun
Never made it as a wise man. I couldn't cut it as a poor man stealing. Tired of living like a blind man, I'm sick of sight without a sense of feeling, and this is how you remind me. This is how you remind me of what I really am.

 
Les numéros des étages défilaient sous ses yeux. Bien que braqués sur l’écran de l’ascenseur, ils étaient vides, inertes, aussi sombres que quand il traversait de mauvais jours. Alors que son corps était en Asie, tout son esprit se trouvait à New York, coincé dans son appartement situé au coeur de Manhattan, lieu où il avait appris la nouvelle. Il serait père. Une sensation désagréable le parcouru à cet instant. Il sortit de sa torpeur et se racla la gorge, ce qui ne fit qu’un peu plus l’écorcher, lui rappelant le gout de la douleur. Son oesophage était sec, parcheminé. Il dénoua un peu sa cravate et prit une inspiration. L’anxiété le poursuivait jusque dans ses rêves, l’empêchant de faire une nuit complète depuis plusieurs jours. Ses proches remettaient ça sur le compte du travail et de ce fameux voyage d’affaire qui le trainait jusqu’ici, à Tokyo, mais lui savait que cette angoisse soudaine, cette anxiété de plus en plus invivable n’était dû qu’à une seule et unique chose: RJ. Etrangement, ce qu’il vivait si mal ne se révélait pas de la même manière aux yeux des autres. Certes il dormait mal, certes il parlait encore moins que d’habitude, mais tout cela ne devait être le fruit d’un travail acharné, et peut-être la peur soudaine de se voir véritablement responsable de quelqu’un pour la première fois de sa vie, une idée qui, secrètement, lui donnait la nausée. Il ne voulait pas d’enfant. Il l’avait toujours pensé, toujours revendiqué. Il n’en voulait pas. L’idée de se reproduire et de vomir à la Terre un autre lui ne l’intéressait pas, pas plus que celle d’élever un enfant qu’il ne désirait même pas. Fin menteur, il trompait tout le monde sur sa pensée, y comprit sa famille, mais c’était toujours d’un oeil amer qu’il guettait le ventre de sa fiancée. Il savait que tôt ou tard, il devrait tout expliquer à RJ, et cette pensée l’empêchait d’agir normalement. Lui qui passait son temps à négocier, ordonner et discuter dans le cadre de son travail, voilà qu’iI ne savait plus comment argumenter, faire et dire. À défaut d’être honnête et respectable envers elle, il faisait ce qu’il savait faire de mieux: mentir et feindre la tranquillité sous sa froideur habituelle. Il avait pensé lui dire la veille de son départ alors que lui même se trouvait déjà à Tokyo pour son travail, mais l’idée de l’appeler et de ne même pas lui dire en face lui avait semblé trop lâche, ou du moins, c’est ce qu’il s’efforçait de penser. La vérité, c’est qu’il n’avait pas de courage et repoussait sans cesse l’heure fatidique. Pire, si on creusait un peu plus dans le cercle pourri de son égoïsme, il n’était pas difficile de se rendre compte que la situation actuelle lui plaisait. Pas le fait de lui mentir en soit, mais plutôt celui de profiter avec elle d’un moment particulier. Il voulait que cette tranquillité continue, qu’elle n’en sache jamais rien et qu’elle reste avec lui. L’idéal aurait été qu’elle soit d’une naïveté abyssale, mais River ne l’était pas, et certainement pas à ce point.

« Ding »

Il revint à lui quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Restant un moment immobile, il finit par se décider et se mit à marcher en direction de sa chambre. Il était arrivé trois jours au paravant, elle était arrivée hier. Il n’avait pas pu la voir en raison de son emploi du temps trop chargé ce jour là, mais il avait tout fait pour qu’elle ne se sente pas délaissée, à commencer par son voyage: elle était évidemment installée en première classe, dans la compagnie la plus luxueuse qui soit, et à son arrivée, un chauffeur l’attendait à même la piste d’atterrissage. Évidemment, pour la faire patienter durant les quelques heures qui les séparaient, Tom lui avait donné accès à tous ses comptes sans aucun plafond particulier, car c’était sa « compagne ». En effet, à plus de 10 000 km de New York, il avait bien spécifié qu’elle partageait sa vie et que rien ne devait lui être refusé. Autrement dit, au Japon, River était plus connue sous le nom de Westlander que sous celui de Jodorwsky. Il n’avait aucune idée de si ça lui plaisait ou non, mais le fait était que, lui, ça ne le dérangeait pas du tout. Il en tirait même une certaine fierté. Pensif, il continua de marcher dans le couloir puis s’arrêta devant une porte qu’il ouvrit à l’aide d’une carte magnétique pour accéder à sa chambre, si on pouvait encore appeler ça comme ça. « River ? » appela-t’il en retirant la veste de son costume. Il eut une sensation désagréable. Un sentiment de crainte mêlé à une tension étouffante qui allait jusqu’à le crisper. Il jeta un oeil à la chambre, remarquant les affaires de la jeune femme. « Riv » appela-t’il une deuxième fois, en faisant le tour de la pièce.
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River S. Whitlock

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MessageSujet: Re: See the sun   Jeu 5 Mai - 2:16
Elle ne l'imaginait pas réaliser un de ses plus grands rêves. On ne sait pas trop si c'est sa nature de princesse qui se veut gâtée ou de la gratitude, mais River n'a aucun scrupule à n'avoir pas réalise ce rêve "par elle-même". Se le faire offrir est pour elle encore plus joli, les discours trop fiers disant l'inverse la dépasse et lorsque des cartes bleues sans plafond lui sont proposées, le sentiment de gêne courtois s'évapore assez rapidement pour laisser place à une frénésie qu'elle connaît par cœur : shopping-addict. River a préparé ce voyage de nombreuses fois, dans son esprit, dans des carnets, dans ces snaps les soirs d'ennuis, dans des blogs quand elle était une pré-adolescente. Et soudain tout est à portée de main. Finalement, les échecs amoureux, la connerie de son paternel, tout était là pour une bonne raison : l'escort, Thomas, le mannequinat, maintenant le Japon. River Jodorowsky, comme elle aime s'appeler depuis qu'elle s'est refaite une identité de princesse a une vie bien plus amusante que Whitlock la blanche neige de Louisiane qu'on a jamais voulu regarder bien comme il fallait.
Avant de rejoindre l'hôtel, River Shiloh est passée chez un coiffeur pour donner à ses cheveux une ondulation de sirène, puis s'est préparée, toute de noir vêtue, pour la soirée qu'elle avait prévue. Après quoi elle a troqué son slim noir pour une petite robe, supposant qu'à l'arrivée de son bienfaiteur ils iraient manger un bout dehors. Tommynou ! lance-t-elle lorsqu'alors qu'elle surfait sur son téléphone, elle réalise enfin l'arrivée de ce dernier. Se précipitant vers lui la jeune femme lui adresse un large sourire avant de se jeter dans ses bras pour l'embrasser.

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Arabella's got a '70s head, but she's a modern lover. It's an exploration she's made of outer space, and her lips are like the galaxy's edge, and her kiss the color of a constellation falling into place.
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Thomas Westlander

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MessageSujet: Re: See the sun   Dim 8 Mai - 12:32
See the sun
Never made it as a wise man. I couldn't cut it as a poor man stealing. Tired of living like a blind man, I'm sick of sight without a sense of feeling, and this is how you remind me. This is how you remind me of what I really am.

 

Son regard balaya la pièce. Quand il ne vit personne, il eut un sentiment très particulier: du soulagement confondu à de la crainte. Est-ce qu’elle savait déjà ? Avait-elle apprit la nouvelle de la bouche de quelqu’un d’autre ? Et si c’était le cas, n’était-ce pas mieux pour tout le monde ? Toutes ses questions s’évaporèrent quand il aperçu la silhouette de la brune s’approcher. « Tommynou ! » lança-t’elle en s’avançant. Il eut un froncement de sourcils, mêlé à un sourire énigmatique juste avant qu’elle ne l’embrasse. Ça l’électrisa un peu, le rendit bien, le soulagea même. Il était content qu’elle n’en save rien, qu’elle soit comme d’habitude, sereine. Le fait de savoir qu’elle était loin de se douter de son mensonge, de sa trahison immonde tant envers sa femme qu’en vers elle, lui faisait l’effet d’un tranquillisant. Il pouvait continuer leur histoire sans prendre le tournant dangereux qu’était le sujet de sa paternité, car après tout, mentir, c’était tellement plus facile que de dire la vérité… Il lui rendit son baiser en serrant son corps contre le sien, puis emprisonna son menton entre son pouce et son index. « Tu ne m’appelles plus jamais comme ça » dit-il froidement, tout proche de ses lèvres. Il se remémorait la fois où ils étaient dans sa maison des Hampton et qu’elle s’était moquée en le réveillant le matin. Il l’embrassa en souriant légèrement, puis descendit dans son cou en la mordillant, l’empêchant de s’échapper les premiers secondes, puis relâchant son étreinte. « Changement de style ? » demanda-t’il en la regardant. Il avait bien remarqué dès son arrivée et avait l’habitude de ne jamais la voir habillée et coiffée trop longtemps de la même manière. Il pencha la tête sur le coté pour regarder les alentours et fronça les sourcils. Il ne voyait pas les sacs s’entasser dans un coin de la chambre, pourtant il savait que River était une dépensière, sans doute la pire fashion addict qu’il connaissait. Pas de jolis sacs carrés en papier Dolce Gabanna, Fendi, Jimmy Choo, ou encore Louis Vuitton. Il tourna les yeux vers elle en prenant un mine contrariée. « Pourquoi t’as pas fais les boutiques ? » demanda-t’il en haussant un sourcil, presque d’un ton réprobateur. Ce n’était pas le fait qu’elle n’achète pas compulsivement des fringues qui l’embêtait, plutôt celui de se dire qu’elle n’avait pas profité du cadeau qu’il lui faisait en lui donnant sa carte American Express (centurion en plus). A moins que les sacs étaient rangés quelque part, il ne comprenait pas vraiment les raisons de ce choix. Quoi qu’elle semblait déjà s’être refait une beauté, et il était à peu près sûr que le coiffeur chez qui elle avait été devait bien couter le prix d’un salaire d’ouvrier à lui tout seul. Il la regarda de haut en bas et sentit une chaleur qu’il connaissait très bien lui traverser lentement le dos. « Viens là » ordonna t’il en la tirant  pour l’embrasser à nouveau.


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River S. Whitlock

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MessageSujet: Re: See the sun   Dim 8 Mai - 16:14
Dans sa tenue qui lui est comme une seconde peau, la promiscuité avec Thomas est encore plus agréable. Il n'y a qu'eux qui comptent actuellement, elle ne sait pas si c'est le Japon, si c'est la situation présente, ou si c'est le manque, mais peu à peu River se sent de plus en plus en phase avec ce que Thomas et elle représentent l'un pour l'autre. Les disputes sont lointaines, elles sont restées à New York, les marchés sont conclus. Tant pis si elle est une catin parce qu'elle fréquente un homme marié, tant pis. C'est pas de sa faute, ce n'est pas elle qui lui a courut après. Il faut surveiller ses affaires.
Ce n'est pas toujours évident de penser ainsi, parfois la rouquine culpabilisait, surtout depuis qu'elle avait relié la fiancée de son amant à son amant justement. Il ne s'agissait pas d'une pimbêche, d'une connasse, ou peut-être que si, mais qu'importe; il s'agissait d'une styliste que River avait apprit à admirer. Ce n'était pas sa préférée, elle ne collectionnait pas ses créations, mais elle la portait en estime, et lorsqu'elle s'était rendue compte qu'elle causait sans doute une détresse sentimentale chez cette jeune femme innovante et puissante, River avait eut la nausée. Un mélange délicat de dégoût et de fierté. Cette situation la rendait haute comme basse, trop basse pour être La femme Westlander, trop basse pour couper les ponts et rendre à cette fiancée son futur époux, trop haute pour passer inaperçue aux yeux de Thomas, trop haute pour ne pas rivaliser avec Valentina, trop haute pour ne pas se faire sa place. Son paternel l'avait éjectée, River Shiloh ne se laisserait pas abattre pour autant. Tant pis pour les dommages collatéraux.
Je t'appelle tout comme je le désire, car ce que je désire, tu le désire aussi. le charrie-t-elle en plissant les yeux légèrement, comme un chat satisfait et fier des papouilles qu'il reçoit. Se détachant doucement de l'homme d'affaires, la rouquine s'assit sur une chaise et enfila ses hauts compensés noirs avant de se redresser sous les paroles de l'Israélien. Sans répondre River se contentait de le fixer, l'air amusée. Lorsqu'il était bêtement contrarié pour des raisons de ce genre, il était craquant. Sachant qu'un majordome devrait arriver sous peu pour monter les achats de la belle, l'américaine se complaisait dans son silence tout en obéissant à "l'ordre" de son amant. A défaut de lui donner la satisfaction des mots, elle lui donnait celle des corps. Elle répondit doucement à son baiser comme pour savourer chaque instant de ce dernier avant de se reculer un peu. Ils arrivent, t'en fais pas va, mais nous, on sort. sur ces mots, River attrape un manteau et une pochette, bien décidée à se confronter à Tokyo aussi longtemps qu'elle le pourrait.  

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Thomas Westlander

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MessageSujet: Re: See the sun   Dim 8 Mai - 22:54
See the sun
Never made it as a wise man. I couldn't cut it as a poor man stealing. Tired of living like a blind man, I'm sick of sight without a sense of feeling, and this is how you remind me. This is how you remind me of what I really am.

 
« Je t'appelle tout comme je le désire, car ce que je désire, tu le désire aussi. » fit-elle en plissant les yeux, sûre d’elle. Il eut un rictus moqueur. Faisant mine de ne pas du tout être concerné parce qu’elle venait de dire, il rit jaune puis détourna la tête en regardant ailleurs, l’air détaché. Au fond de lui, il savait qu’elle n’avait pas totalement tord. Il lui avait montré à maintes reprises que tout ce qu’elle désirait, il pouvait lui offrir sur un plateau d’argent. Enfin presque tout, car la promesse qu’il lui avait faite le jour de leur troisième « vrai » rendez-vous, il ne l’avait pas tenue. Elle avait été trop loin pour qu’il respecte cette demande. Peut-être que c’était trop demandé pour lui ? Peut-être aussi qu’il ne comptait jamais briser son mariage… La vérité, c’est qu’il ne savait pas. Il repoussait tellement cette date fatidique que ce n’était pas à l’ordre du jour. Néanmoins, il convenait de se poser la question. Qu’allait-il se passer après ? Est-ce que River allait se lasser de cette situation et finir par le laisser ? Est-ce qu’il allait vraiment devoir mettre fin à son mariage du jour au lendemain ? C’était ridicule de penser à ça, car avant de s’inquiéter de toutes ses questions sans réponse, il valait mieux qu’il réfléchisse à la manière dont il allait annoncer la grossesse de sa femme. À cette pensée, un frisson le parcouru, et il se renfrogna. Son sourire disparu et il serra la mâchoire. « Ne dis pas des choses comme ça » se contenta-t’il de répondre à voix basse, plus pour lui-même que pour elle. Il regarda brièvement leur chambre, puis posa à nouveau ses yeux sur la jeune femme qui s’asseyait pour enfiler ses chaussures. Au vue des talons, il acquiesça comme s’il cautionnait silencieusement, alors qu’en soit avec ou sans son avis, River aurait tout de même porté ces chaussures. C’était pas du genre à attendre l’avis de son amant sur son style vestimentaire, et il valait mieux pour elle que non: jaloux comme il était, il lui arrivait de mal digérer certaines de ses tenues, et même s’il se retenait de faire le moindre commentaire, c’était évident qu’il ne cautionnait pas.  Autant il aimait son style assez délirant, autant il détestait les regards de ce qu’il considérait comme des prédateurs (c’est à dire tous les autres hommes). En fin de compte, le mot « jaloux » n’était qu’un euphémisme par rapport à ce qu’il était vraiment. Elle l’embrassa pour le rassurer. Oui, elle avait utilisé sa carte, et oui, elle n’avait pas rechigné à faire les boutiques.  Ce n’était rien, mais ça le rassurait. « Ils arrivent, t'en fais pas va, mais nous, on sort » dit elle en prenant son manteau et sa pochette. Tom fronça un peu les sourcils et regarda du coin de l’oeil le lit qui l’appelait à bras ouvert. Ou plutôt les appelait à bras ouvert, parce que s’il regardait le lit, ce n’était pas que pour y dormir. « C’est vraiment ce que tu veux ? » Ses yeux firent un vas et viens entre le lit et River en prenant un caractère assez insistant. Après une seconde de battement, il finit par sourire en soupirant. « Je me change juste » dit-il, conscient qu’elle voulait sortir un peu pour visiter la ville et profiter un minimum de ce voyage. Il retira complètement sa cravate, sa chemise, son pantalon, bref toute cette tenue trop tirée sur quatre épingle pour sortir du cadre du travail, et mit quelque chose de plus simple à la place: chemise blanche sur pantalon foncé, c'était très bien, et au final, même si lui ne s'en rendait pas compte, il avait suffisamment de charisme pour en imposer même en tongs et bermuda. Quand il eut finit, il ouvrit la porte de leur chambre afin de sortir. « Mlle Whitlock » fit-il en lui cédant passage. Il la suivit du regard quand elle passa dans le couloir et lui pinça la cuisse au passage. Alors qu’il refermait la porte, il tomba sur un employé de l’hôtel qui marchait en leur direction, poussant un porte-bagage doré. Thomas fut surprit quand il s’arrêta devant leur porte et leur demanda la permission d’y déposer les sacs. Tom pencha la tête sur le coté pour voir de quoi il s’agissait, puis comprit. Le trésor de River et la somme récemment disparue de sa carte bancaire ne devait se trouver que là dedans. Il cligna un peu les yeux quand il vit tout ça. « Vous faites plusieurs chambres ? » demanda-t’il au bagagiste. « Non monsieur, tout est à votre nom » répondit l’autre en regardant River. Tom haussa un sourcil, regarda le porte-bagage ( archi plein), puis autorisa l’employer à entrer avant de tourner la tête vers River. « Heureusement que je suis PDG et non ouvrier » dit-il en pensant qu’il devait bien avoir assez sur ce porte-bagage pour acheter une voiture neuve. Et dire qu’il s’inquiétait de savoir si elle avait utilisé ou non sa carte… Au moins maintenant il pouvait en avoir le coeur net. Il appuya sur le bouton de l’ascenseur et entra à l’intérieur avant d’indiquer le rez-de-chaussée. « On va où ? » demanda-t’il en lui jetant un oeil. Il passa une mèche de cheveux de la jolie rousse derrière son oreille avec délicatesse.
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River S. Whitlock

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MessageSujet: Re: See the sun   Lun 9 Mai - 18:51
Tendu il l'est assez souvent, il est ailleurs, la tête encore dans le travail, peut-être avec sa femme l'espace de quelques minutes le temps de se rallier à la chaleur de la rouquine; mais c'est en général assez bref, car elle a ce "pouvoir" qui l'apaise. Avec elle Thomas sourit bien plus en une journée que devant les employés tout le long de leur carrière, avec elle il semble oublier de temps à autres les responsabilités qui pèsent sur ses épaules et n'est plus qu'un homme qui passe du bon temps. Pourtant ce soir il a cette veine sur le côté du front qui ne veut pas s'apaiser, est-ce donc ça le visage d'un Tom en voyage d'affaires ? Pas impossible.
Alors qu'elle se prépare à sortir, River est ralentie par l'intervention du grand brun qui reprend peu à peu ses airs de gamins qu'elle a l'impression d'être la seule à lui connaître, alors elle pouffe avant de répondre avec l'air d'une donneuse de leçon affectueuse Shopping et "au lit" hein ? Elle savait pertinemment ce qu'il voulait dire avec son "eye-contact" et c'était précisément ce qu'elle signifiait par "au lit", Non non, je ne suis pas une vulgaire maîtresse. Ce soir je sors avec mon homme. Termine-t-elle légère avant d’acquiescer d'un mouvement de la tête lorsque le dit homme se prépare à sortir. Monsieur Westlander. Lui répond-t-elle amusée avant de pousser un petit cri et le tirer par la poche de son pantalon pour l'attraper afin de le réprimander quand elle reconnait ses achats arriver. Un certain sourire se glisse alors sur ses lèvres, lui qui s'inquiétait quelques minutes auparavant qu'elle ne se soit pas servie de son cadeau pouvait maintenant changer de tête. La jeune femme eut un léger rire à la remarque de son amant tout en entrant dans l'ascenseur. Si tu étais ouvrier je ne dépenserais pas tout ça, pas de bile. Pour elle la question ne se posait pas, pas besoin de penser à une réalité parallèle, si il était ouvrier il n'aurait pas pût lui passer sa carte, à vrai dire il n'aurait même pas pût l'emmener au Japon, ou du moins pas avec autant d'aisance ni dans les mêmes conditions. Avant tout cela, si il avait été ouvrier il n'aurait même pas pût rencontrer River en tant qu'escort. Peut-être dans un club, un Starbucks ou au parc, mais ils n'auraient pas été obligés de se parler, ainsi leur chemin n'auraient peut-être fait que s'effleurer... dans le meilleur des cas.
Relevant la tête pour planter ses iris bleus dans les bruns de Thomas, la rouquine sourit avant de répondre. Dans le quartier de Roppongi, on a une room privée au et après avoir mangé on pourra même danser, ça te dit ? , une fois arrivés au rez-de-chaussée la grande gigue passa son bras autour de celui de Thomas. On a jamais fait ça encore.. Une fois sortis de l'hôtel, River referma bien son manteau avant de se presser un peu contre Tom tout en pressant aussi le pas. Et on va faire ça comme de vrais Japonais : avec le métro ! Ce qui allait sans doute être très très très évident étant donné les caractères d'écriture japonaise. La miss avait des envie de dépaysement et d'aventure et dans celles-ci elle espérait bien y tirer Thomas.

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Thomas Westlander

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MessageSujet: Re: See the sun   Mar 10 Mai - 2:10
See the sun
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« Non non, je ne suis pas une vulgaire maîtresse. Ce soir je sors avec mon homme. » dit-elle suite à sa demande silencieuse et peut-être hypocrite d’aller se coucher. En temps normal il aurait été déçu: ça faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus et il aurait espéré  des retrouvailles plus intenses, mais là il y avait quelque chose de différent. Tout avait changé à partir du moment où elle avait utilisé le pronom possessif « mon » devant « homme ». Mon homme. À cet instant, l’angoisse qui appuyait sur sa conscience et l’empêchait d’être serein, disparu. C’était peut-être stupide, mais quand elle disait « mon homme », ça le rassurait. Il avait l’impression d’être quelque chose à ses yeux, et pas seulement la simple froideur qu’il dégageait au quotidien et qui lui faisait souvent se demander ce qu’une fille comme elle, pouvait bien trouver à un gars comme lui (une personne qu’extérieurement il se serait permis d’estimer vide et sans interêt). « Tu n'as jamais été une vulgaire maîtresse » se défendit-il en lui pinçant gentiment le nez comme on le fait à un enfant. Il la taquina un peu quand elle sortit de la chambre et il se sentit bien, même si le rappel de ce qu’il de la grossesse n’était jamais loin.  « Si tu étais ouvrier je ne dépenserais pas tout ça, pas débile » dit-elle alors qu’ils entraient dans l’ascenseur. Il appuya sur le bouton du rez-de-chaussée et eut un rire bref en entendant sa réponse. Il ne la voyait pas se priver, c’était quelque chose qu’il ne parvenait pas à se figurer. Ça lui faisait bizarre de l’imaginer entrain de compter ses petits sous pour une paire de chaussure. River n’allait pas avec la pauvreté. Il ne l’avait pas connu « pauvre » et ne comptait pas la laisser pauvre non plus. Sans le savoir, la jeune femme venait de s’assurer à vie. Au final qu’importait ce que les autres pensaient de cette relation peu commune, lui ne comptait pas la laisser. « Je ne te vois pas femme d’ouvrier bizarrement. Plus… femme de directeur général » dit-il, pensif. Il disait ça avec banalité, mais c’était une évidence en fin de compte. Si elle ne pouvait pas être sa femme, elle ne serait la femme de personne d’autre, pas même du plus prestigieux des chefs d’état ou des milliardaires. La simple idée qu’il y ait quelqu’un d’autre le rendait insupportable, en plus d’être infecte et agressif dans ses paroles. Cette facette là, il l’avait déjà plusieurs fois faite éclater au grand jour, mais jusque là, l’aîné des Wesltander avait toujours eut la chance de ne pas avoir franchit la limite. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent au moment où il demandait où elle comptait passer le reste de la soirée. « Dans le quartier de Roppongi, on a une room privée au V² et après avoir mangé on pourra même danser, ça te dit ? » fit-elle avec entrain alors qu’ils traversaient le hall d’entrée. Il prit une mine renfrognée. Thomas aimait quand tout était préparé, mesuré, calculé, bref… Prévu. Or, River ne fonctionnait pas ainsi. « On a jamais fait ça encore… » insista-t'elle d’une voix douce, en passant son bras en dessous du sien alors que le portier leur ouvrait la porte de l’hôtel. Il lui jeta un coup d’oeil lorsqu'il la sentit se serrer contre lui, ce qui ne le laissa pas indifférent. C’était la première fois qu’ils étaient seuls, et il eut un avant gout de ce que serait sa vie si jamais il disait non à ce mariage. Il embrassa le sommet de sa tête en signe d'accord. « Et on va faire ça comme de vrais Japonais : avec le métro ! » dit-elle avec entrain. Tom s’arrêta brusquement et un passant lui rentra dedans avant de se confondre en excuse. Il n'y prêta pas attention et regarda River avec froideur, comme si elle venait de dire quelque chose d’honteux. « Le métro ? Pourquoi tu veux prendre le métro, on a une voiture et un chauffeur » dit-il très rapidement avec un ton on ne peut plus glacial. Il n’avait pas prit les transports en commun depuis dix ans et il ne comptait pas s’y soustraire aujourd’hui, qui plus est à l’étranger. Ses yeux la fixaient avec dureté, ce qui était totalement absurde parce qu’il savait que prendre le métro n’avait rien de dramatique. C’était juste lui qui n’aimait pas ça. « On ne sait même pas comment ça fonctionne ici » ajouta-t’il avec dédain. Il était tout à fait conscient qu’avec son téléphone, les agents de service et les plans numériques il n’y avait aucune chance qu’ils soient totalement démuni face à la situation. En fin de compte, tous les arguments étaient bons pour la faire changer d’avis, bien que ce ne fut pas suffisant. L’entrainant dans les sous terrains, il n’arriva pas à lutter contre la force de persuasion de la jeune femme. Ce qu’elle voulait, il le faisait, quelque chose d’impensable pour ceux qui le côtoyaient habituellement. Evidemment, il fallut un peu de temps pour trouver comment fonctionnait le système et Thomas détesta définitivement celui des japonais, ce qu’il ne commenta néanmoins à aucun moment, mais qu'il était facile de deviner rien qu’à la vue de son air peu avenant. Dès que River lui souriait, il la regardait mal, uniquement par frustration d’avoir cédé. C'raig grotesque car au fond, lui souriait aussi lu souriait. Ça aurait pu en rester là, mais la situation changea vite d’ambiance dès qu’ils entrèrent dans le métro. De un parce qu’ils étaient le seuls occidentaux de toute la ram, de deux parce Tom n’aimait pas être aussi près des gens. Alors qu’il observait une dame lisant le journal sur lequel figurait un des buildings que son entreprise construisait en ce moment même, il remarqua dans le reflet de la vitre un homme observant River.  Il tourna la tête vers l’individu en question et le fixa sans broncher. S’en suivit un moment assez gênant où les deux se regardèrent sans rien dire, mais comprirent chacun le sujet de cet échange silencieux. Tom n’aimait définitivement pas les transports en commun. Si de base ce n’était pas une partie de plaisir de les emprunter, c’était encore pire quand on était accompagné d'une jolie fille, et il en fit les frais à cet instant. Il sentit l’énervement le traverser en même temps que l’homme détournait la tête, l’air de rien, mais il continua de l'observer avec un air si amer que même la vielle dame qui lisait le journal sentit les ondes de son agacement la traverser de haut en bas. Il finit par détacher lentement son regard de l’individu pour regarder River. On avait raison de l’observer. Les choses auraient été plus simple s'il en avait aimé une vilaine.
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MessageSujet: Re: See the sun   Mar 17 Mai - 8:25
Ses mots ont quelque chose de rassurant. C'est assez éphémère, car fasse au sentimentalisme de Tom, River pense au pragmatisme. Il est fiancé, elle est sa maîtresse. CQFD comme on dit, mais pour l'heure la rouquine préfère ne penser qu'au présent, aux présents : eux deux. Comme un voyage d'amoureux ils sont ensemble à Tokyo, là où n'importe quel homme de sa situation aurait emmené sa future femme. Ils plaisantent un peu, légèrement, sans se douter (du moins pour River) de l'ouragan à venir.  Oui je me vois aussi assez mal femme d'ouvrier, comme quoi les choses sont bien faites. Répond-t-elle en toute simplicité. La suite fut un instant moins marrante, pour Thomas du moins, River elle s'amusait de ses manières et de ses réflexions, elle lui expliqua qu'avec la circulation Tokyoïte ils arriveraient bien deux heures en retard, qu'elle avait envie de se sentir libre de ses mouvements, et qu'ils pourraient faire bien des choses une fois seul tout les deux si il faisait un effort...  à force d'arguments, des plus pragmatiques aux plus coquins, la jeune femme réussit à traîner le grand Westlander dans les transports en commun. Paraît que Rihanna a prit le métro à Londres pour se rendre à son propre concert tu sais. le charrie-t-elle.
Difficile de passer inaperçue lorsque l'on avoisine minimum le mètre quatre-vingt perchée sur talons au Japon. Difficile de passer inaperçue lorsque l'on est rousse avec un petit visage, des yeux bleus et un teint de lait. On incarne l'idéal occidental pour bien des Japonais et des Japonaises, ainsi dans ce wagon composé à 90% de population locale, River se sent légèrement observée, elle ne cesse de sourire tout en fixant Thomas, tout en se sachant observée, tout en l'observant tendu.

Arrivés à Roppongi la jeune femme rattrapa la main de son bien-aimé tout en marchant. Tu sais qu'ici se tenir la main comme ça c'est presque déjà trop exhibitionniste ?  elle regarde devant elle, puis les alentours, comme pour fixer sur sa rétine le décor rêvé depuis des années et enfin foulé. J'espère que le restaurant va te plaire..

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Arabella's got a '70s head, but she's a modern lover. It's an exploration she's made of outer space, and her lips are like the galaxy's edge, and her kiss the color of a constellation falling into place.
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Thomas Westlander

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MessageSujet: Re: See the sun   Sam 28 Mai - 22:03
See the sun
Never made it as a wise man. I couldn't cut it as a poor man stealing. Tired of living like a blind man, I'm sick of sight without a sense of feeling, and this is how you remind me. This is how you remind me of what I really am.

 
« Paraît que Rihanna a prit le métro à Londres pour se rendre à son propre concert tu sais. » dit-elle d’un ton guilleret. Il lui jeta un oeil dubitatif, peut-être même agacé. Il était lasse de se faire berner de la sorte et de se voir enrôler de force dans le petit jeu de la jeune femme. État-ce pour l’encourager qu’elle lui faisait savoir que la chanteuse barbadienne s’était prise pour la parfaite citadine ? « Arrête… » dit-il d’un ton renfrogné. Il n’était déjà pas du genre à s’intéresser aux célébrités, alors Rihanna… Il eut un regard désintéressé. Il savait qu’elle le charriait, mais c’était plus simple de faire la sourde oreille aux tentatives de motivations de sa compagne. Bien qu’il y mit de la mauvaise volonté, il finit par prendre le métro et définitivement se convaincre que l’expérience était on ne peut plus détestable. Trop de regards, trop de non-dits: tout ça l’exaspérait.  Pourquoi ne ressentait-il pas ça quand il était avec Val ? Pourquoi il n’y avait pas toute cette « jalousie » (qui pour lui n’en était pas vraiment car en son sens, ça flirtait avec la normalité) ? Sans doute parce qu’il savait que Val n’irait jamais voir ailleurs. Ou sans doute parce qu’il savait que River pouvait à tout moment lui claquer la porte au nez en découvrant que bien qu’il ait de l’argent, le Westlander avait plus de défauts que de qualités.  Ils sortirent du métro ensemble, mais il ralentit un peu, regardant sur le coté les quelques personnes qui regardaient sa compagne. Aussi bête cela pouvait paraître, il se surprenait à  jeter des oeillades froides et démesurées par rapport à la curiosité plutôt flatteuse de certaines personnes à l’égard de la rousse. C’était plus fort que lui. S’il avait bien apprit quelque chose dans sa carrière, c’était surveiller ses arrières: il en faisant donc de même avec River. Alors qu’ils étaient à l’extérieur, il sentit les doigts de la jeune femme se nouer aux siens. Beaucoup de choses traversèrent son esprit. « Tu sais qu'ici se tenir la main comme ça c'est presque déjà trop exhibitionniste ? » dit-elle. La poigne de Tom se resserra un peu, ce qui était inutile: depuis quand était-elle du genre à s’accommoder de ce genre d’avertissement ? Il tiqua un peu à sa remarque. L’Asie était décidément trop étrangère pour lui. La nourriture, la coutume, les gens… Rien ne semblait pouvoir lui convenir. « Heureusement qu’ils ne peuvent pas voir le reste » dit-il avec ironie, avant de décrocher enfin son premier « vrai » sourire de la soirée. Les choses marrantes ne le faisaient pas spécialement rire, mais en revanche, certaines paroles anodines le faisaient franchement sourire, allez savoir pourquoi. Le rire était réservé à des occasions plus rares, mais qui en valait la peine. Ou pas. Lui-même avait du mal à définir ce qui le faisait rire de ce qui ne le faisait pas. « Remarque, ça ne peut pas être pire que l’Arabie Saoudite » ajouta-t’il ensuite, se remémorant l’un de ses voyages d’affaire. Mieux ne valait pas trop rigoler avec les coutumes de ce pays, en particulier si on voulait signer un contrat de plusieurs milliers de dollars. « Depuis quand tu t’intéresses à la culture japonaise ? » demanda-t’il en la regardant, continuant d’avancer vers une destination qu’il ne connaissait pas. Il ne savait pas s’il avait hâte d’arriver ou juste de repartir. La seule raison qui le forçait à rester sur place et lui disait qu’il allait passer une bonne soirée était la jeune femme à ses cotés. « J'espère que le restaurant va te plaire… » dit simplement River. Il arrêta de marcher et la regarda. « Si ça ne me plait pas, on change » dit-il d’une voix ferme. Monsieur était bien dans ses restos habituels avec aliments désaffectés et passé au peigne fait. Le genre d’assiette ou un haricot vert tenait en équilibre sur une tomate cerise lui convenait. Pas le reste.


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MessageSujet: Re: See the sun   Sam 4 Juin - 1:11
Parfois il ressemble à un daron le Thomas quand il n'est pas tout à fait prêt à rire, l'air renfrogné, son "arrête" joue tout à fait le jeu d'un parent excédé. Drôle de comparaison, mais son sérieux l'amuse. Il est lourd parfois, mais bien souvent ça a une pointe d'autorité séduisante, sans doute la raison pour laquelle River a continué de le côtoyer en tant que client malgré son amabilité proche du degré zéro. Ça et l'argent bien sûr, du moins au début. Quand River lui dévoile leur proximité inhabituelle pour le pays où ils se trouvent, Thomas plaisante pour la première fois de la soirée, ce qui la rassure, elle commençait à s'inquiéter. La jeune femme fait instantanément les gros yeux lorsque l'Arabie Saoudite est évoquée, sans vouloir faire de préjugés elle a déjà du mal à s'imaginer voyager là-bas, elle voit déjà mal pourquoi et comment puis pense à sa tenue actuelle et pousse un soupir : rien à voir avec le Japon. Ici les gens sont aux moins excentriques et tolérants.
Je sais pas trop, à l'adolescence, vers là. répond la rouquine concernant sa petite passion pour le Japon avant de s'intéresser à l'immédiat de la situation : le restaurant. Pas encore entré dans l'immeuble que Thomas fait des siennes, stoppant River par la même occasion. Ah tu commence pas. Elle lui rattrape la main et se remet à marcher, entrant de le luxueux bâtiment, afin de se diriger vers les ascenseurs. Tu me fais ce plaisir.. elle appuie sur le bouton et se tourne face à l'homme d'affaire. Et je te ferais d'autres plaisirs. Son ton enjoué sonne comme un deale tout adjugé et la jeune femme entre dans l'ascenseur fière d'elle. Tu es occupé demain en journée aussi ?

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MessageSujet: Re: See the sun   Jeu 9 Juin - 1:39
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 « Je sais pas trop, à l'adolescence, vers là. » dit River d’un air évasif. Phrase anodine, dite sans conviction, mais qui le fit tilter. Pour elle, l’adolescence ce n’était pas si loin quand on y pensait. Lui ça faisait bien dix huit ans. Cette pensée le dérangea. D’habitude il se moquait bien de savoir qu’ils avaient dix ans de différence, mais là, ça le perturbait. Plusieurs fois il avait pensé qu’elle avait toute la fraîcheur et la naïveté de l’âge. Bien que la jeune femme n’était pas du genre à se faire avoir par n’importe qui, elle avait peut-être eu la faiblesse de croire que Thomas Westlander allait tenir sa promesse. La punition d’un tel aveuglement allait être sévère pour elle. Ils étaient si bien à se balader. Thomas, en tenant sa main, se disait qu’il arriverait à négocier, parler, discuter, lui faire comprendre qu’elle devait rester avec lui et qu’il devait rester avec elle aussi. Il savait que ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne lui dise, mais il préférait se dire qu’il fallait profiter de leur séjour au Japon pour laisser ça de coté. Sauf que ce n’était pas facile. Chaque seconde qui passait, il voyait le minuteur de la vérité descendre son aiguille vers zéro. Déjà qu’il n’était pas très souriant d’habitude, aujourd’hui c’était encore epire. Il se forçait, mais ça se sentait un peu. Il était moins… Lui. Est-ce que ça n’aurait pas été plus simple qu’il l'arrête maintenant pour lui dire ? Il y songea une fraction de seconde, mais l’idée lui paru tellement infaisable qu’il oublia cette bonne résolution la seconde d’après. « Ah tu commences pas » dit River, suite à son désir de changer de restaurant si jamais ça ne lui plaisait pas. C’était un peu facile de dire ça sachant que de base il n’aimait pas la bouffe asiatique, mais c’était une habitude de négocier chez lui, alors il tenta de s’infiltrer par une brèche, mais River ne fut pas de cet avis. Elle lui attrapa la main avant de rentrer dans le restaurant et de se diriger vers l’ascenseur. « Tu me fais ce plaisir… » dit-elle en payant sur le bouton avant de se tourner vers lui. « Et je te fais d’autres plaisirs » ajouta-t’elle ensuite d’un ton enjoué. Il écoutait d’une oreille ce qu’elle disait, plutôt intrigué par les lieux, mais la deuxième phrase l’interpella directement. Il aurait été un loup, son oreille droite ce serait dressée vers son interlocutrice, ni vu ni connu. Thomas la regarda pendant quelques secondes, le temps que l’ascenseur arrive. « Quel genre ? » demanda-t’il, bien qu’il se faisait sa petite idée. « Ça devient un deal maintenant ? L’offre et la demande. Fais attention, ça c’est mon domaine » dit-il en la suivant dans l’ascenseur. Les portes se refermèrent derrière eux. Avec la lumière tamisée, les cheveux de River paraissait encore plus flamboyants que d’habitude. Il pensa à sa réaction quand il l’avait vu pour la première fois. C’était un ami qui lui avait montré de loin. À cette époque, il avait détourné la tête prenant ce sourire dédaigneux et blessant qu’il ne prenait quand une chose ne l’intéressait pas et qu’il y accordait peu d’importance tant moralement que physiquement: « Pas mon genre » avait-il dit d’un air détaché et complètement désintéressé. Elle était trop jeune, trop sûre d’elle, trop vive, trop jolie pour ne pas être stupide et insupportable de sottise. Maintenant, il était avec elle. Il y eut un moment où il ne dit rien, puis il prit son visage entre son pouce et son index et profita  de leur moment de solitude pour l’embrasser un peu plus tendrement que d'habitude. « Tu es occupé demain en journée aussi ? » demanda-t’elle juste après. Il le va le yeux pur réfléchir. Il savait qu’il avait un conférence, mais pour le reste, il ne se rappelait plus vraiment des horaires. Il sortit son portable. « J’ai un rendez-vous d’affaire avec un de mes clients, puis j’enchaine sur une conférence. J’aurai finit vers 14 heures » dit-il en verrouillant l’écran. « Pourquoi ? »
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MessageSujet: Re: See the sun   Sam 18 Juin - 23:24
Elle sent quelque chose de "différent". Il y a quelque chose qui ne ressemble pas à ce qu'ils étaient en Amérique, elle pensait à une journée chargée, mais petit à petit elle finit par penser que ça ne peut pas être cela car habituellement River était sa source d'oxygène après les contrariétés, et elle ne se sentait pas ainsi ce soir là. Elle avait presque l'impression de se retrouver face à son client et non face à son petit ami. Elle a un léger rire lorsque Thomas commente sa phrase avec des termes qu'il manipule quotidiennement. Exactement. se contente-t-elle de répondre dans l'ascenseur, avant de se mettre face à la porte, tournant le dos à Thomas et espérant qu'ils passeraient une bonne soirée. Malgré cela, le baiser que lui donne l'Israélien apaise ses craintes un moment et la rouquine se ressent un peu plus avec son Thomas et s'essaie à partager son enthousiasme avec lui. La sonnerie de l'ascenseur retentit lorsqu'il finit d'expliquer son programme du lendemain, River Shiloh lui prend la main et avance vers l'hôtesse d'accueil. Good. répond-t-elle seulement avant de donner son nom à la jeune femme qui les accompagne à leur petit salon privé. Parce que j'ai un rendez-vous le matin et un shooting dans l'après midi. J'aurais bien aimé que tu m'accompagne l'après midi et qu'on se fasse un tour dans les sources thermales le soir, t'en dis quoi ?

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MessageSujet: Re: See the sun   Dim 19 Juin - 20:51
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 Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. River prit sa main et le guida jusqu’à une hôtesse avant de s’annoncer. Instantanément, la dame les guida jusqu’au salon qui leur était réservé avant de les laisser s’installer. Thomas la regarda s’éloigner, puis tourna la tête vers River. « C’est toi qui a organisé tout ça ? » demanda-t’il avec un air suspicieux. Ce n’était pas qu’il doutait de ses capacités d’organisation, mais jusque là elle n’avait jamais eu l’occasion de lui montrer de telles opérations. D’habitude c’était plutôt lui qui décidait de l’endroit, du lieu, du jour et de l’heure… Bien qu’elle ait toujours eut son mot à dire, il avait systématiquement une idée de ce qu’il faisait et où il mettait les pieds. Or, ce n’était pas du tout le cas ici. Il regardait la salle avec un air intrigué, ou plutôt curieux.  « J'ai un rendez-vous le matin et un shooting dans l'après midi. J'aurais bien aimé que tu m'accompagne l'après midi et qu'on se fasse un tour dans les sources thermales le soir, t'en dis quoi ? » demanda-t’elle alors qu’il regardait les ornements du plafond. « Mmmh » répondit-il, ne faisant pas attention à ce qu’elle venait de dire. Il avait entendu « sources thermales » et « après midi ». Il ne prit pas trop le temps de réfléchir au reste, plutôt intrigué par un dragon qui ornait le coin supérieur gauche du plafond. C’est tout à coup qu’il réalisa qu’il y avait aussi le mot « shooting ». Il fronça les sourcils et tourna la tête. « Tu dois faire quoi ? » lui demanda-t’il en baissant le yeux vers elle d’un air menaçant. Son sourcils droit s'était levé, attendant la réponse, mais son impatience le devança. « Un shooting ? » répéta-t’il soudainement. Il avait très bien entendu, il ne savait même pas pourquoi il répétait. Il se raidit un peu. Non. C'était non. Il la fixa d’un oeil glacial, loin de la douceur qu’il pouvait lui réserver quand ils étaient « biens ». Rien qu'avec ses yeux on pouvait déjà savoir ce qu'il pensait de... Ça. Il tourna la tête de gauche à droite. « Non » dit-il d’un ton fermé. Il était dédaigneux, ce qui, en plus d'être blessant, n'avait rien d'utile. « Tu fais pas ça demain » ajouta-t’il ensuite. Il la regarda droit dans les yeux pour signifier qu’il ne déconnait pas, qu'il était sérieux. Il n’y avait même pas besoin de discuter, il refusait, ni plus ni moins. « D’ailleurs un shooting pour quoi ? Pour qui ?  » dit-il en fronçant les sourcils. Il avait insisté malgré lui sur le « pour qui », comme si c’était réservé à quelqu’un de particulier. Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas ce genre de chose, il n’aimait pas qu’elle se montre sans lui. Il voulait garder un certain contrôle, et ça, ça ne rentrait pas dans leur contrat (si on pouvait dire). Rien que le fait d’effleurer le sujet l’agaçait. À ce moment là, il espérait sincèrement qu’elle baisse l’échine et passe à autre chose, car si elle était d’accord pour le faire,il en était hors de question pour lui.
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MessageSujet: Re: See the sun   Mer 6 Juil - 4:47
Le cadre avait beau être idéal, Thomas semblait d'humeur à vouloir tout gâcher. Alors qu'ils se retrouvent seuls à seuls dans leur petit salon privé, River ôte son manteau et s'installe face à son amant quand ce dernier réagit finalement à ce qu'elle lui raconte. La rouquine arque un sourcil et commence à soupirer. C'est ça les retrouvailles qu'il souhaitait ? A faire la gueule et à râler comme un macho ? Euh, si. Répond River du tac-au-tac, calmement, avant de pouffer légèrement en secouant la tête. Je sais pas si tu es au courant Tom mais je suis en train de débuter une carrière de modèle, donc oui demain je ferais un shooting pour une marque et ça arrivera encore. A moins que tu ne préfère que je dîne en tête à tête aux chandelles avec des riches ? Parfois pas mal les riches d'ailleurs. conclut-elle, taquine, afin de créer l'électro-choc chez l'Israélien qui, pour changer, faisait preuve d'illogisme.
On leur apporte la carte et River l'observe avec attention, concluant qu'il était désormais plus temps de commander à manger et profiter que de se prendre la tête bêtement. Si tu ne veux pas m'accompagner tant pis, mais j'irais quand même.

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MessageSujet: Re: See the sun   Sam 16 Juil - 22:57
See the sun
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 « Non » dit-il fermement. River s’installa en retirant sa veste, il fit de même en s’asseyant en face d’elle. Le ton qu’il avait prit était glacial, mais il n’avait pas surenchérit d’avantage. Il savait que c’était un sujet à conflits entre eux et il ne voulait surtout pas commencer à s’aventurer sur le chemin sinueux et dangereux de ce genre de discussion. il s’accouda sur la tabe et commença à regarder la carte qu’on leur savait, joignant ses deux mains. « Euh, si » répondit calmement River. Il lea les yeux vers elle, sans rire, sans un sourire, sans rien d’amical en fin de compte. En revanche, elle commença à pouffer en secouant la tête. Il ne sourit toujours pas, mais sa mâchoire se crispa. Il ne dit rien, car la jolie rousse le devança de tout propos: « Je sais pas si tu es au courant Tom mais je suis en train de débuter une carrière de modèle, donc oui demain je ferais un shooting pour une marque et ça arrivera encore. A moins que tu ne préfère que je dîne en tête à tête aux chandelles avec des riches ? Parfois pas mal les riches d’ailleurs. » dit-elle d’un ton taquin. Il y eut une seconde où il ne bougea pas, toujours à la fixer de ce regard autoritaire et de plus en plus sombre. Il se redressa complètement alors que la colère montait en lui pour une raison qu’il ne s’expliquait pas. « Modèle ? C’est quoi encore ces conneries ? » railla-t'il d’un ton bas, mais suffisamment dédaigneux pour que même une personne ignorante passant par là puisse comprendre qu’il ne s’agit en rien d’une simple phrase de taquinerie, mais bien d’une marque de désaccord total. La fin de sa phrase ne lui avait pas du tout plus, même si de toute évidence, elle prenait ça à la rigolade. Il prit sur lui pour trouver ses mots et ne pas s’emporter tout de suite. « J’ai de l’argent, pourquoi tu t’emmerdes encore à faire…» Il s'interrompit en prenant une inspiration. Il allait dire une connerie, il s'était tu à temps. Il ferma les yeux lentement, puis les rouvrit: « Tout ce que tu as à faire c’est te servir, je ne t’interdis rien. T’es intelligente, tu fais autre chose. » ordonna-t’il en la regardant droit dans les yeux. Il était calme (ou du moins il tentait), alors il priait pour qu’elle ne commence pas à argumenter. Il ne voulait pas. Il lui interdisait, de la même manière qu’elle lui interdisait de coucher avec sa femme. Il allait n’allait rien dire d’autre. « Si tu ne veux pas m'accompagner tant pis, mais j'irais quand même » dit soudainement River. Thomas sentit la colère s’emparer de lui. Il abaissa un peu trop vivement son avant-bras sur la table, ce qui secoua la vaisselle. Il regarda les yeux bleus de la jeune femme: « Ne joue pas à ce jeu là avec moi River » dit-il d’un ton menaçant. C'était une demande formelle afin de ne pas se disputer. L'entendre dire qu'elle voulait devenir modèle le mettait hors de lui, mais parce qu'il était face à elle et qu'il ne l'avait pas vu depuis longtemps, il luttait pour ne pas hausser la voix et dire des choses blessantes. « Tu ne fais pas ça demain, ni après. »

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MessageSujet: Re: See the sun   Dim 17 Juil - 15:51
River serre les mâchoires avant de lâcher un soupir, las des réactions aussi prévisibles que pénibles de son amant. Elle l'observe faire, et dire, tout en désapprouvant fortement. Se servir de son argent ? Oui, volontiers, mais pas sans une once de.. volonté ? Pour une fois dans sa vie elle avait un but, une passion, et en plus cela fonctionnait. Non, elle ne vivrait pas au crochet d'un homme qui n'était pas officiellement le sien. Elle n'abandonnerait pas son épanouissement personnel pour le plaisir égoïste de l'Israélien. Mais ils venaient à peine de se retrouver, au Japon, et elle leur avait organisé cette petite soirée. La rouquine était loin d'être prête à se chamailler avec Thomas. Elle posa sa main sur la sienne doucement avant de faire courir son index et son majeur sur son avant bras. Nouvelle égérie Miu Miu, c'est pas la classe ? répond-t-elle alors seulement, tout en regardant la carte du restaurant. Préférant répondre à la nervosité du millionnaire par l'indifférence et la légèreté. Tu ne peux pas être heureux pour moi des fois ? fit-elle comme si elle parlait de la pluie et du beau temps avant de lever la main vers le serveur pour passer commande.

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MessageSujet: Re: See the sun   Mar 19 Juil - 15:32
See the sun
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  Elle soupira mais ne dit rien d’autre, ce qui l’étonna un peu, mais lui plut également. Au moins, il n’y aurait pas de drame pour ce diner. Il croisa son regard, et comprit que cette discussion n’était pas terminée, mais juste reportée à une prochaine fois. Il lâcha à son tour un soupir et se détendit un peu. La jeune femme passa sa main sur la sienne et fit courir ses doigts sur son avant bras. Ses yeux se baissèrent sur ce geste et il sentit sa colère s’apaiser sournoisement. « Nouvelle égérie Miu Miu, c'est pas la classe ? » demanda-t’elle distraitement en regardant la carte du restaurant. Il s’adossa dans son siège mais ne dit rien au début. Après quelques secondes pour digérer l’information, il finit par articuler quelque chose: « Miu Miu. Rien que ça » rétorqua-t’il sans grande émotion. Il était toujours en colère, mais son indifférence et son calme le forçait à rester à sa place. « Tu ne peux pas être heureux pour moi des fois ? » dit-elle alors qu’elle appelait quelqu’un pour régler sa commande. Il la regardait mais il détourna la tête en prenant une inspiration agacée. « Commence pas à dire n’importe quoi » rétorqua-t’il. « Bien sûr que je le suis, mais je ne veux pas. Te voir t’exposer, tout ça… » dit-il, toujours d’une humeur exécrable. Il eut un mine contrariée en pensant aux médias, aux regards, à tous ces gens qui allaient pouvoir s’en approcher, et ça l’agaça. Puis il se dit qu’elle aurait put faire pire en étant engagée chez Victoria’s Secret. Il leva la tête pour la regarder une seconde, angoissé par cette seule pensée. Dans son malheur, il avait de la chance.

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River S. Whitlock

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MessageSujet: Re: See the sun   Mer 20 Juil - 1:07
Il a l'air de se rendre compte. La petite soeur de Prada c'est plus glorieux qu'autre chose. River perçoit le comportement de Thomas différemment. Moins comme machiste cette fois, mais plus comme un amoureux. Le possessif transit qui ne veut pas qu'un autre regarde celle qui lui "appartient", (bien que c'était officiellement une autre qui avait ce rôle). Puis ce n'est pas comme si je posais nue ou quoi. fit-elle en haussant les épaules. De plus, exposé il l'était, lui. Il n'avait rien à voir avec l'homme d'affaires vieux pas beau, il était jeune, il était beau, il était looké, populaire et puissant. Les journalistes se l'arrachaient autant pour parler affaire que pour le vanter dans toute son esthétique. Et River n'avait pas son mot à dire (de toute manière, ça lui plaisait).

Le repas se déroula sans encombre, les mets raffinés devaient sans doute apaiser palais et humeur du Westlander, à moins que ce ne fusse la présence prolongée de la rouquine à ses côtés.
Alors qu'ils se relevaient pour quitter le box, River enfila négligemment sa veste avant de venir se poster face à Thomas, le tenant par le col de sa veste à lui. A défaut de m'exposer au monde, je pourrais m'exposer à toi.. lâche-t-elle l'air faussement innocente, flirtant sur le sujet qui avait plus ou moins ponctué le dîner. Consciente (ou du moins confiante) quant à l'espace temps qui séparait leurs rencontres, la rouquine s'imaginait que son amant tenait sa promesse et espérait ainsi qu'il soit tout autant désireux qu'elle ne l'était, le lit étant, la plupart du temps, le remède à tout leurs maux.
Déposant doucement ses lèvres sur celles du grand brun, tout en étant consciente de l'impolitesse que cela était dans le pays où ils se trouvaient, la modèle se recula brusquement, comme pour provoquer l'Israélien après avoir plus ou moins "agité le produit" sous son nez. Ne rentrons pas à ton hôtel tout sérieux, c'est loin... elle fit la moue en appelant l'ascenseur en appuyant sur le bouton qui indiquait qu'ils désiraient monter et non descendre..

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Thomas Westlander

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MessageSujet: Re: See the sun   Mer 20 Juil - 2:05
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 Thomas bu une gorgée d’un breuvage qu’on leur avait servit en attendant le plat. Il porta le verre à ses lèvres, en même temps que River surenchérissait: « Puis ce n'est pas comme si je posais nue ou quoi. » Il eut un hoquet et manqua d’avaler de travers. Il se racla la gorge plusieurs fois et fronça les sourcils, avant de la regarder: « De ce point de vue, effectivement » dit-il calmement, bien qu’il se remettait tant bien que mal de l’hypothèse d’une telle perspective. Il regarda son verre et le finit d’un trait. Si River lui avait l’affront de poser nue, leur boxe actuel n’aurait plus était qu’un vaste souvenir et leur diner aux chandelles un projet inachevé, mais ce n’était pas le cas: le reste du repas se passa sans encombre. Contrairement à ce qu’il avait pu penser, la gastronomie japonaise pouvait ne pas être si mauvaise, mais elle ne détrônait pas les plats qu’on lui servait dans les palaces français les jours de ses escapades sur le vieux continent. Il quitta la table quand ils eurent finis. Alors qu’il rajustait les manches de sa chemise, il vit River se poster devant lui puis l’attraper par le col de sa veste. « À défaut de m'exposer au monde, je pourrais m'exposer à toi… » lui dit-elle doucement, d’un air innocent. Il regarda ses grands yeux bleus et son sourire taquin. Il voulut rester sérieux, mais il finit par sourire et passer une main sur son visage comme pour éviter de se confronter à elle, et de lui donner raison sur leur véritable fond de pensée. Les lèvres de la jeune femme se posèrent sur les sienne, ce qui réveilla ses sens, peut-être même un peu trop: il lui rendit son baiser de manière plus brutale, démasquant son désir et son envie, du moins jusqu’à ce qu’elle l’interrompe brusquement, ce qui (comme toujours) ne lui plut pas. Il prit une contrariée et ne cacha pas sa déception. « Ne rentrons pas à ton hôtel tout sérieux, c'est loin… » dit-elle en faisant la moue. Son visage se décomposa d’incrédulité. Quelque part, il était content qu’elle incite sur le fait que l’hôtel était « trop loin », ça montrait qu’elle aussi n’avait pas envie de s’éterniser sur le chemin et qu’en plus, elle en comptait pas reprendre les transports en commun ce qui s’avérait être dans son cas une sorte de délivrance. Mais que voulait-elle dire par « son hôtel tout sérieux » ? Il était bien. Il ne voyait pas en quoi un hôtel pouvait ou non être sérieux. C’était très étoilés, voilà tout. En plus, c’était Westlander Industry qui l’avait construit: impossible donc de le critiquer (façon reparler évidemment). La jeune femme se dirigea vers l’ascenseur. « Tu comptes aller où alors ? » demanda-t’il en haussant un sourcil. Il resta devant les portes, comme pour montrer son désaccord, mais en voyant le portes se fermer, se dépêcha d’entrer. L’appareil montait. Il fronça légèrement les sourcils avant de tourner les yeux vers elle: « Tu n’aimes pas l’hôtel c’est ça ? » demanda-t’il. Il était soucieux de son avis, même s’il pouvait se monter par moment extrêmement égoïste.  Il regarda les étages défiler et resta calme pendant quelques secondes avant de regarder sa compagne. Il eut un brève image de Val et serra nerveusement sa mâchoire en y pensant. Il fallait lui dire, mais pas maintenant. Comme pour cesser d’y penser au plus vite, il rompit l’espace qu’il avait avec River et la tira par la taille pour qu’elle vienne l’embrasser, pressant son corps contre le sien. Sa main, se baladait vers la fermeture éclaire de la jeune femme, tant dis que l'autre s'aventurait dangereusement vers le sommet de sa cuisse.
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River S. Whitlock

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MessageSujet: Re: See the sun   Ven 19 Aoû - 15:46
Elle se marre légèrement lorsque Thomas presse le pas pour entrer dans l'ascenseur, et arque un sourcil lorsqu'il lui demande si elle n'aime pas leur hôtel de résidence. River trouvait toujours cela quelque peu attachant lorsque l’Israélien avait besoin de son approbation. Elle aimait le léger froncement de sourcil qui révélait le soucieux de ses pensées, et le voyait à cet instant plus comme un petit garçon un peu boudeur qu'un grand magnat des affaires et des "supers-bâtiments". Si il est très bien l'hôtel, mais il est un peu loin maintenant.. répond doucement la rouquine, avant de lâcher un léger (et faux) "cri" de surprise lorsque son amant la saisi soudainement. Le comble de l'impudeur pour un pays comme le Japon, fort heureusement ils étaient seuls. Seuls à se bécoter comme des adolescents, son désir augmentant au fur et à mesure que les mains de Thomas se faisaient indiscrètes. La sonnerie de l'ascenseur interrompit River et elle prit l'initiative de se reculer. Ici, c'est plus prêt, n'est-ce pas ? lui demande-t-elle, légèrement provocatrice, consciente de la passion agitant Thomas; avant de sortir de l'ascenseur pour se diriger vers la chambre.
Une fois dedans, River claque la porte et fait glisser son manteau au sol avant de passer ses bras autour du cou de son amant, l'embrassant comme si elle n'attendait que cela depuis qu'ils s'étaient revus, glissant ses mains sous sa veste à lui pour la faire glisser à son tour.

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MessageSujet: Re: See the sun   Jeu 25 Aoû - 23:32
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 Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, mettant fin à leur proximité. River sortit en premier, lui jetant une oeillade provocatrice. Il avait chaud. « Ici, c'est plus prêt, n'est-ce pas ? » demanda-t’elle dans un sourire. Il cessa de la regarder pour jeter une oeillade à l’endroit où ils se trouvaient. Il ne répondit pas et ne laissa rien paraître, même s’il avait très bien compris où elle voulait en venir. Sûre d’elle, la jeune femme parti en direction d’une chambre et se faufila à l’intérieur. Thomas prit plus son temps pour arriver et commença à regarder la pièce avant que River ne glisse se mains derrière son cou pour l’embrasser. Il répondit avec ardeur à ce soudain rapprochement alors que la jeune femme commençait à retirer son manteau. Le vêtement tomba dans un bruit sourd sur le sol. Un frisson traversa ses omoplates, réveillant ses sens. Alors que ses mains se baladaient sur les boutons de sa chemise, il s’interrompit et préféra les laisser glisser sur le corps de son amante. Il eut une étreinte plus dure que les autres fois, ses mains se crispant plus sévèrement sur son corps, mais il continua de l’embrasser, alors qu’il commençait à déshabiller la jeune femme. Dans leurs ébats, il avançait et elle reculait de plus en plus vers le lit. Quand elle fut freinée par la surface de ce dernier, Thomas continua son avancée jusqu'à ce qu'elle se laisse aller sur le dos. Il se plaça au-dessus d'elle, continua brièvement quelques baisers, alors que ses mains cherchaient la faille à ses vêtements. Il arrêta de l’embrasser une seconde, le temps qu'il saisisse le tissus entre ses mains et ne tire le vêtement de son corps fluet. Alors qu'il faisait ce geste, il remarqua que le textile suivait parfaitement les courbes de la jeune femme en longeant ses formes. Une vague de chaleur le traversa. Elle fut brève, mais efficace. La jeune femme étant débarrassée de toute chose superflue, il s'autorisa à l'embrasser à nouveau, au des lèvres jusqu'au cou, du cou jusqu'à la poitrine, de la poitrine jusqu'au nombril, et du nombril jusque .

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MessageSujet: Re: See the sun   Ven 16 Sep - 23:51
Tout en Thomas criait désir. De son regard au rythme de sa respiration en passant par la puissance qu'il donnait à ses gestes. Elle en bouillonne, peu amatrice des chatons, River est particulièrement sensible à la nervosité de Thomas et l'agressivité amoureuse qu'il lui transmet à chaque fois qu'ils prennent le risque de s'électriser ensemble. Elle ne savait pas, et ne sait toujours pas, si c'est le fait de ne pas pouvoir se voir comme ils le voulaient qui rendait chaque instant de luxure aussi survolté, ne serait-ce que mentalement, puis dans leur feu intérieur et ce jusqu'aux gestes qu'ils s'accordaient, mais c'était délicieux. La tension, toujours palpable. Toujours comme la première fois. Une friandise qu'ils ne se lassent pas de déballer, et ce même soupir de satisfaction une fois qu'on y a goûté. C'est presque mieux encore une fois qu'ils ont apprit à s'apprivoiser, ils savent de mieux en mieux ce qui plaît à l'autre, comment et à quel moment. La rouquine se plaît à jouer la langueur pour contrecarrer l'ardeur de Thomas. Le choc des rythmes syncopés de leurs baisers ne fait que la rendre plus désireuse encore et elle sait combien ça le rend fou quand il y a un décalage dans leurs pulsions, car cela fait grimper l'envie, car il court après elle même en la possédant entre ses mains, même en s'accaparant de sa bouche, même en la dénudant tout en lui dérobant, en plus de quelques bouts de tissus : un frisson. Après l'étrange body, les collants, et d'un noir presque digne de Soulages se dévoile sa peau laiteuse à laquelle Thomas ajoute un brun de café en dosette de baisers audacieux. Elle serait sans doute encore plus flattée de le sentir aussi désireux tout en sachant qu'il avait assouvit toute pulsion purement "biologique" avec sa fiancée (elle préférait penser cela en terme de biologie plutôt que d'imaginer de quelconques sentiments, mêmes amicaux, car le respect que le grand brun semblait accorder à sa fiancée la rendait malade de jalousie); mais elle mettait cela sur le compte d'un besoin. Il était en manque et pas seulement d'elle. Qu'aurait préféré River ? Un Thomas trompeur, déloyal, mais fou d'elle ? Ou un Thomas droit, fiable, mais qui peut-être ne faisait là qu'assouvir un besoin ?
A ce moment là, River est loin de toutes ces questions. Elle redresse une jambe, écarte les deux avant de finalement les resserrer. Elle glisse une main dans les cheveux de l'insolent, se cambre doucement, ferme les yeux, tente de s'oublier, elle idéalise la soirée à venir, elle imagine les caresses à venir, pléthore !
Ils ont tout le temps à venir pour jouer les amants. L'animale s'éveille. Elle se redresse, attrape Thomas par le col de sa chemise avant qu'une onde de jouissance ne s'éveille, le tire à elle,l'embrasse, se laisse aller de nouveau en arrière tout en l'entraînant avec elle. Ses gestes se font brusques et pressés : elle le débraille, frôle son membre dur d'un revers de la main, le caresse et se l'accapare tout entier en elle. Le râle qu'elle pousse à ce moment là traduit à la fois la douleur due à sa précipitation et le plaisir que provoque celle-ci.
Empoignant les cheveux de l'Israélien, elle lui dit à l'oreille : Fais moi l'amour toute la nuit. avant de l'embrasser avec ardeur.


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MessageSujet: Re: See the sun   Jeu 22 Sep - 1:07
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 Quand il la sentit réagir sous ses baisers, sous ses caresses, il se laissa aller à cette envie qui l’appelait depuis les premières secondes de leur entrevue. Comme il se faisait de plus en plus entreprenant, elle se jouait de lui en s'amusant à le freiner dans sa rapidité, tentant malicieusement de le ralentir afin de le faire patienter. Il était un peu brusque, mais il n'avait jamais démontré la moindre envie de le faire calmement, se dont se moquait River. Certes, il n’était pas trop d’accord quand elle lui mettait des bâtons dans les roues, mais il savait intimement que le jeu en valait la chandelle et il aimait bien s’y faire prendre.
Son amante se coucha et il suivit son instinct, se focalisant dans un premier temps sur son plaisir à elle, jusqu’à ce qu’il ne la sente jouir. Son regard se leva en sa direction. Il était fiévreux, pensif, insolent, mais surtout passionné. La belle se redressa et le tira vers elle, serrant son corps bouillant contre le sien. Si elle l'avait freiné quelques minutes plutôt dans ses avances, elle semblait maintenant vouloir adopter la même cadence que lui: ses gestes insolents et troubles pour le déshabiller révélaient également son désir.
Lorsqu’il fut en elle, ses lèvres lâchèrent un soupir avant que sa mâchoire ne se crispe, saisie du râle de son amante. « Fais-moi l’amour toute la nuit », ordonna-t’elle. La gorge de son homme se crispa. Il ne répliqua pas et répondit à son baiser hardant en la forçant à s’allonger complètement. Il entreprit des vas et viens de plus en plus rapides, et de plus en plus durs. Il aimait l’avoir sous son emprise, mais il aimait aussi sentir ses mains dans son dos, sur sa nuque, sur sa peau. C’était bon et il s’en délectait. Croisant par inadvertance le regard de la jolie rousse, il l'embrassa brièvement avant de recommencer son activité, jusqu’à ce que tout ne prenne fin dans quelques ultimes mouvements de bassin. Son corps s’étira un peu avant de laisser un grand vide apaisant, comme si plus rien ne pouvait arriver faute d'avoir ressentit toutes les sensations de l’univers en seulement une seconde.
Il resta un court instant en elle, puis détacha sa tempe de sa joue pour la regarder une seconde. Son souffle avait du mal à s’en remettre. Il sourit en constatant cela, puis l'embrassa avant de se laisser aller sur le coté.
Son dos était trempé. Ce n'était pas agréable, mais dans l’état où il était, il s’en moquait complètement. Il leva ses mains devant ses yeux et contempla silencieusement les veines visibles suite à l'effort qu'il venait d'entreprendre. « Tu vas me tuer » dit-il en contemplant les tuyaux sanguins serpenter le long de ses avant-bras. Il finit par laisser tomber ses mains sur le coté de son corps et fixer le plafond d’un air étrange. La sensation agréable de leur récent ébat était entrain de s’évaporer pour laisser place à une angoisse étrange. Il savait que c’était la fin de quelque chose, qu’ils arrivaient vers l’épilogue de leur histoire, qu’il y avait une impasse, mais il refusait de s'y soumettre. Il se leva brutalement pour sortir de sa torpeur et partit en direction de la salle de bain afin de passer un peu d’eau sur son visage. Il s’appuya sur le coté du lavabo, reprit son souffle, puis cligna plusieurs fois des yeux, la tête penchée en avant. Il resta immobile une bonne poignée de secondes avant de se racler la gorge à la manière d'un fumeur, puis rejoint silencieusement la chambre avant de se rallonger sur le lit.

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MessageSujet: Re: See the sun   Dim 25 Sep - 22:35
Elle se redresse une fois que sa respiration reprend un rythme plus mesuré, tandis que Thomas se dirige vers la salle de bain. Il semble ailleurs, l'ambiance retombe doucement et River se retrouve un instant seule dans la grande chambre. Secouant sa jambe pour faire glisser et tomber sa culotte encore suspendue à sa cheville la rouquine rit légèrement avant de se relaisser tomber dos sur le matelas quand Thomas sort de la salle de bain. Tu es allé vérifié que tu n'étais pas mort ? lance-t-elle, légèrement taquine avant de rouler sur le flan pour faire face à son amant lorsque celui-ci rejoint le lit. Je ne vais pas te tuer, tu n'as pas soixante ans.. t'es une petite drama queen.. un sourire sonore et River passe sa main sur le front de son Israélien tout en l'observant tendrement. Je t'ai connu plus heureux après avoir prit ton pied.. lâche-t-elle doucement, fronçant légèrement les sourcils. La torpeur est redescendue et River est prête à troquer accalmie contre tendresse. Poussant un léger soupir la jeune femme se glisse sur son amant tout en déposant une petite et délicate pluie de baiser le long du cou et du torse de Thomas.

L'initiative tendre et suggestive de la jeune femme aboutit à une nuit passionnée où le couple sembla presque tenter de rattraper les jours passés. Après quoi un sommeil plus que mérité les prirent en otage jusqu'au matin où le réveil de River la réveilla.

Grognant face au réveil qu'elle n'était pas prête à exécuter la mannequin réussit à ouvrir un œil et pousser un long soupir avant de se redresser et d'attraper son téléphone pour le faire taire. Tournant la tête vers son amant la jeune femme se met à sourire face au Thomas innocemment endormi. Elle l'embrasse et quand il ouvre un œil : le prend en photo avec son appareil. Je dois me préparer ! et un bond hors du lit direction la salle de bain.


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MessageSujet: Re: See the sun   Lun 10 Oct - 0:18
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 « Tu es allé vérifié que tu n'étais pas mort ? » demanda-t’elle d’un air taquin. « En quelque sorte » pensa-t’il en gardant les yeux fixés sur le plafond, mais il n’avait pas trop envie de répondre à cette taquinerie. C’était mort à l’intérieur de lui, c’était vide, et River ne semblait pas s’en rendre compte, ce qui l’arrangeait sans trop lui convenir en même temps.  « Je ne vais pas te tuer, tu n'as pas soixante ans.. t'es une petite drama queen » continua-t’elle en se moquant. Il fronça les sourcils et tourna les yeux vers elle. « Une quoi ? » demanda-t’il en faisant la grimace. C’était marrant de voir comment leur différence de caractère pouvait jouer contre lui. Il voyait parfaitement ce qu’elle voulait dire par « drama queen », mais c’était le fait qu’on le lui dise qui le surprenait. D’habitude il aurait rétorqué, montré par x et y qu’elle avait tord, mais là, il n’avait même plus l’envie. « Je t'ai connu plus heureux après avoir prit ton pied » dit-elle d’une voix plus douce. Il tenta de montrer une sorte de désaccord, mais ça ne se vit pas vraiment, voir même pas du tout car il donna plutôt l’impression d’une profonde indifférence. River poussa un léger soupir et se glissa contre lui. Délicatement, elle déposa quelques baisers tendres le long de son cou et de son torse. Sa gorge se serra alors q’un long frisson lui parcouru le corps et marqua sa peau de points clairs. « La nuit porte conseil » pensa-t’il en refermant ses bras sur la jeune femme. Il l’embrassa et se laissa porter par l’atmosphère tendre qui se déposait sur leurs corps encore tout récemment échaudé.

Il entendit au loin un réveil et les draps se froisser. Ses yeux s’ouvrirent d’un millimètre mais les paupières retombèrent lourdement à leur place initiale. Une minute s’écoula, puis il sentit River lui adresser quelques baisers qui finirent par le sortir du sommeil. Il ouvrit faiblement les yeux et remarqua qu’elle faisait une photo. Le sommeil retardant ses réflexes, il ne bougea pas d’un millimètre. Ses yeux étaient plissés faute d’être agressés par la lumière. « Je dois me préparer » dit River en se levant du lit. Il regarda l’heure et fronça brutalement les sourcils; « Te préparer pour quoi ? » demanda-t’il d’une voix enrouée. Il s’était redressé sur ses coudes, mais la jeune femme filait déjà vers la salle de bain. Il se leva, enfila un caleçon en se grattant la tête, puis la suivit et s’appuya contre la porte. C’est seulement à cet instant qu’il se souvint de ce qu’elle lui avait dit la veille. « Shooting » marmonna-t’il avec un dégout marqué. « Je vais me coucher » dit-il ensuite sans la moindre marque de sympathie. Il fit demi-tour, s’allongea sur le lit et s’enroula dans la couverture, ne laissant entrevoir que son dos et le profil son visage acerbe. Il était trop fatigué pour s’énerver, mais pas suffisamment pour masquer son dégout.

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